Joseph DaGrosa : "Nous voulons rentrer dans la grande famille des Bordelais"

Joseph DaGrosa : "Nous voulons rentrer dans la grande famille des Bordelais"

Le - Vente des Girondins - Par

GOLD FM propose un extrait audio assez complet des mots de Joseph DaGrosa lors de sa conférence de presse d'hier. Celui qui sera, d'ici quelques jours, le représentant du nouvel actionnaire du FC Girondins de Bordeaux (le fonds d'investissement américain GACP, soutenu par King Street et crédité par Fortress, deux autres fonds) a affiché sa joie d'avoir convaincu les élus de Bordeaux Métropole lors de son grand oral devant eux ; précédant leur vote de ce jour, qui devrait donc être une formalité.

DaGrosa a ensuite répondu aux questions de la presse. Voici la retranscription de ses explications :

"Le processus de rachat a été long, je remercie Messieurs Juppé, le maire, et De Tavernost, dirigeant d'M6, ainsi que les élus de Bordeaux Métropole pour cet entretien enrichissant. Je crois que nous avons passé un accord équitable avec M6. Maintenant nous sommes très fiers et heureux d'être à Bordeaux et nous voulons rentrer dans la grande famille des Bordelais. Le club existe depuis 1881 et existera encore probablement en 2281, bien après que nous soyons tous partis... Donc nous prendrons soin de ce club et nous comprenons et acceptons la responsabilité qui est maintenant la nôtre : maintenir et développer ce club, à la hauteur de sa grande histoire. Nous sommes très excités pour le futur, afin de continuer d'écrire l'histoire de Bordeaux en amenant ce club à un niveau encore plus haut !

(...) La Direction Nationale du Contrôle de Gestion avait fait des commentaires dans son rapport et nous a interrogés sur le plan financier que nous avons fourni, qui est très sûr et avec lequel nous sommes très à l'aise. Notre créancier, Fortress, viendra aussi abonder ce financement pour atteindre les 80 millions de budget dont nous avons besoin. Nous avons aussi pris l'engagement de répondre aux demandes de la DNCG, que nous reverrons dans quelques mois, avec King Street et Fortress.

(...) Le futur président ? Ah. J'adorerais pouvoir répondre définitivement à cette question aujourd'hui, croyez-moi. Mais je ne peux pas encore. Je peux quand même vous dire que cela sera français, que nous avons reçu beaucoup de candidats, que nous sommes dans la phase de sélection finale et que nous pourrons bientôt faire un annonce, dans les prochains jours. Ce qui est important, je pense, c'est de mettre en place la bonne équipe de direction, pour mettre le club à son niveau. On veut aussi se focaliser sur certains points, pour lesquels on a déjà des idées, comme la formation, qui sera un point-clé vu les opportunités importantes qu'il représente pour la santé du club. On souhaite y investir des ressources pour améliorer son potentiel. Les infrastructures sont déjà là, mais nous voulons améliorer les ressources humaines, amener le bon nombre de personnes, et des gens de qualité, pour développer le réseau le plus fort de France. Mais là, c'est le président que je nommerai qui prendra les décisions importantes, et qui sera donc là au quotidien, pendant que moi je m'assurerai d'amener tous les talents nécessaires pour faire grandir le club.

(...) Notre business plan ? Notre modèle de gestion et notre business plan ne reposent pas sur le trading de joueurs pour faire du profit. Soyons clairs, nous n'attendons aucun profit de la vente de joueurs. On veut faire gagner ce club, mais en améliorant ses performances dans d'autres activités. Sportivement, nous voulons bien sûr mettre les meilleurs joueurs aux meilleurs postes et si nous avons des joueurs en trop, qui ne jouent pas, alors on les vendra, en effet, car on ne veut frustrer personne. Mais s'ils sont bons, ce ne sera pas nécessaire. (...) La marque 'Bordeaux' est une des plus belles du monde, à la fois la ville et le club, donc nous souhaitons développer des synergies entre les deux. L'image de Bordeaux peut s'exporter et nous voulons la développer, avec des perspectives aux États-Unis et aussi en Chine, grâce à des partenariats. On travaillera sur ce plan-là, sans raisonner en termes de profits, de rentabilité, mais de valeur de marque. On veut développer cette valeur de marque, avec une équipe qui gagne. Pendant combien de temps ? De 5 à 10 ans. Cela pourra être plus longtemps, mais ce ne sera pas moins."

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