Les deux solutions de 'Supps Par Terre' pour calmer les relations supporters - pouvoirs publics

Les deux solutions de 'Supps Par Terre' pour calmer les relations supporters - pouvoirs publics

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En ce jour de Marseille - Bordeaux, où le groupe des Ultramarines Bordeaux 87 va se mettre en danger en bravant un double arrêté (préfectoral et ministériel) par le simple fait de... vouloir se rendre au stade Vélodrome, on termine nos retranscriptions issues de Onzeo, qui a invité Christophe-Cécil Garnier et Frédéric Scarbonchi cette semaine.


Les deux hommes, journalistes et porteurs du projet 'Supps Par Terre' (Le Tour des stades à la rencontre du supportérisme), sont très sensibles à l'action des UB 87 pour l'ensemble de la cause des supporters, et ils l’expliquent ouvertement :


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F. SCARBONCHI : "A Strasbourg, quand les supporters bordelais ont été interpellés, il faut bien dire qu'il n'y avait pas du tout que des Ultras 'purs et durs', des leaders Ultramarines. Il y avait aussi des jeunes de 18-19 ans, voire des enfants, des jeunes femmes, qui n'avaient jamais vécu de garde à vue et en sont sortis traumatisés et l'ont très mal vécue. Alors, certes, ils étaient interdits de se déplacer, alors on va dire qu'ils n'avaient qu'à respecter cette interdiction... Mais au bout d'un moment, si on ne comprend pas le sens d'une décision, on ne peut pas la respecter. Alors il faut s'expliquer et trouver les vraies façons de discuter pour limiter tout ça. (...) Les études sociologiques et les ouvrages spécialisés nous montrent aussi que plus on met les supporters face aux forces de l'ordre et à la répression plus il y a de problèmes. C'est avéré. S'il y a 500 policiers, représentants de l’État, on sait qu'il y aura un affrontement, par contre, s'il y en a moins, mais que c'est mieux encadrer, il n'y a pas de problèmes ni de débordements. Bien sûr, on ne dit pas qu'il n'y en a jamais, que les ultras sont parfaits et que les soucis ne sont liés qu'à la répression, mais si on engage un dialogue dès le départ on peut facilement limiter tout ça."


C-C GARNIER : "Une des solutions - mais je ne sais pas si elle a beaucoup de chances d'arriver... -, ce serait que les clubs prennent vraiment position, eux aussi. On voit de plus en plus de clubs le faire, en défendant leurs supporters et en disant bien qu'ils protestent contre ces interdictions de déplacements et soutiennent leurs supporters. Après, est-ce que des clubs peuvent aller contre une volonté préfectorale, et donc de l’État.. ? Ça, c'est autre chose. Une autre solution, sinon, c'est tout simplement de remettre en place un dialogue, de mettre tout le monde autour de la table et que les pouvoirs publics considèrent enfin les ultras. Et il faudrait éviter la répression à l'avance car les problèmes, dans tous les cas, arriveront. Donc ça pénalise tout le monde, tous les supporters, ultras ou non. La situation devient donc complètement ubuesque et des supporters de tous types sont privés de stade." 


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