Les trois sujets que Vincent Feltesse voudrait aborder avec Joseph DaGrosa le 11 octobre

Les trois sujets que Vincent Feltesse voudrait aborder avec Joseph DaGrosa le 11 octobre

Le - Vente des Girondins- Par

Interrogé par France 3 Nouvelle-Aquitaine, l'élu municipal et métropolitain Vincent Feltesse - qui a déjà demandé à ce que l'audition de Joseph DaGrosa (dirigeant de GACP, repreneur américain des Girondins), fixée au jour du 11 octobre, soit publique -, a aussi réagi plus amplement au report du vote de la Métropole pour valider ou non la cession du FCGB d'M6 à General American Capital Partners. Ce vote aura finalement lieu le 12/10, lendemain du grand oral de DaGrosa devant les élus.

"Depuis des semaines, on s'interrogeait sur les conditions de vente du club des Girondins. (...) On considérait qu'il n'y avait pas assez de garanties sur le modèle économique, sur le volet financier et sur la gouvernance. On nous avait dit qu'il n'y avait aucun problème, mais finalement Alain Juppé (le maire de Bordeaux et président de la Métropole) revient un peu à la raison, d'une certaine manière, et décale la décision, après une audition de Monsieur DaGrosa, ce qui est une bonne décision. (...) Ce que j'attends de l'audition de Joe DaGrosa ? Trois sujets me préoccupent. Déjà, dans son modèle économique global, Monsieur DaGrosa a expliqué vouloir gagner de l'argent rapidement, mais en France on n'en gagne pas dans le football, donc il ne faut pas que cet investissement se transforme en un dépècement du club dans quelques temps. C'est un point fondamental.

Deuxièmement, quelle est la réalité des garanties financières qu'il nous offre ? Les lettres d'intentions, ce n'est qu'un copié-collé de ce que M6 avait fait, sauf que M6 est en France et investit dans le football alors que Mr DaGrosa est aux États-Unis, à la tête d'un fonds d'investissement qui ne connait rien au football. Donc pour moi, là, on est juste dans l'obligation de moyens et non de résultats, alors qu'il y a moyen de verrouiller les choses, grâce au modèle de la fiducie. (...) Troisième point : quelle sera la gouvernance du club ? Aura-t-on des assurances d'avoir des gens qui connaissent Bordeaux, le club, le football ? Aura-t-on un droit de regard sur le fonctionnement du club ?

Si je suis inquiet par ce rachat ? Le monde du football est en train d'être bouleversé. Il y a du positif : plus d'argent sur les recettes des droits télés, mais aussi du négatif : on a tous en tête ce qui s'est passé pour Sochaux, pour Lens, pour Lille, au Mans, au Milan AC, donc il ne faut pas que ce soient Bordeaux et les Girondins qui essuient les pâtres. On est dans une négociation et vous avez besoin, dans une négociation, d'aller au bout, d'avoir le plus d'assurances possibles, et de ne pas dire : 'Tout va bien', ce qu'on nous a dit. Alors que ça ne va pas si bien que ça et l'avis de la DNCG le prouve."

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