C. Dugarry : "C'est la direction qui doit faire peur, pas le coach"

C. Dugarry : "C'est la direction qui doit faire peur, pas le coach"

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Sur RMC, ce soir, dans son émission 'Team Duga', l'ex attaquant des Girondins, Christophe Dugarry ; alors que le débat était pourtant ciblé sur le Paris Saint-Germain et la façon dont Thomas Tuchel et sa direction travaillaient ensemble ; a parlé de Bordeaux. Dans les souvenirs de Dugarry, qui était alors un jeune espoir du FCGB, à l'époque de Claude Bez président et de Didier Couécou directeur sportif, il n'y avait pas de copinage avec le coach Aimé Jacquet... et ça filait droit.

"Ça, je l'ai vécu à Bordeaux, avec Claude Bez et Didier Couécou. Les méchants, c'étaient eux. Aimé Jacquet, il avait son caractère, oui, mais il avait surtout beaucoup d'autres choses à faire. Ce n'était pas à lui d'être le père fouettard. Car c'est la direction qui doit faire peur. C'est eux qui doivent te faire trembler. Le coach, c'est un gentil flic, mais le président et le directeur sportif ce sont eux les méchants. La hiérarchie, elle fonctionne comme ça.

Aux Girondins de Bordeaux, il y a eu de grands joueurs, des internationaux : Éric Cantona, Patrick Battiston, Enzo Scifo etc... Mais quand Couécou ou Bez les convoquaient dans leur bureau ils ne faisaient pas les fiers !. L'entraîneur, en revanche, il ne peut pas tout faire. Et Laurent Blanc, au PSG - je vais trahir un secret -, mais comme sa hiérarchie était faible, il en avait marre de tout gérer entre les égos, les caprices, les conflits, les réseaux sociaux, les Périscope etc. Il était dépassé, et seul. Il aurait fallu une direction forte pour le décharger, avec des rôles et des responsabilités claires. Et pas d'affect. (...) L’entraîneur, il ne peut pas être trop dans l'affect. Ce cas-là, je l'ai connu à Bordeaux, avec Michel Pavon. Mais tu peux pas entraîner des joueurs avec qui tu as joué. Ce n'est pas possible."

C. Dugarry : "C'est la direction qui doit faire peur, pas le coach"

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