Rolland Courbis : "Vu la joie nantaise au moment du but de Feindouno..."

Rolland Courbis : "Vu la joie nantaise au moment du but de Feindouno..."

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Après Willy Sagnol, revenant en longueur(s) sur son passage à Bordeaux et la polémique autour de ses propos sur le joueur typique africain, un autre ancien entraîneur des Girondins - mais aussi de bien d'autres clubs dont le rival marseillais - est passé dans 'La Boîte à Souvenirs' d'RMC : le très expérimenté Rolland Courbis.

Au milieu de bien d'autres sujets, liés à son vécu personnel et ailleurs qu'au FCGB, Courbis a répondu à certains thèmes concernant les Marine et Blanc, dont cette fameuse saison 1998-99 où Bordeaux a été champion devant les Phocéens :

"La fin de la saison 98-99, où on a terminé 2èmes de D1 avec l'Olympique de Marseille ? Oui, je souris en réécoutant l'extrait... On n'a pas eu de chance. Pas car on ne savait pas comment ça allait se passer à Paris pour Bordeaux ; car on n'est pas cons à ce point ; mais car le calendrier nous avait donné un Paris Saint-Germain - Bordeaux à la dernière journée, où Paris n'a plus rien à jouer et où Bordeaux joue le titre. Ce qui m'a aussi surpris, c'est qu'on jouait à Nantes nous, dans le même temps, et que Nantes - ayant eu le plaisir d'entraîner les Girondins avant, je l'avais constaté - c'est quand même le rival de Bordeaux, pour ne pas dire leur ennemi... Mais quand j'ai vu la joie des Nantais au moment du but de Feindouno, sincèrement, je me suis dit qu'on était traité différemment. (...) Alors qu'au Parc des Princes, quand Adailton avait égalisé à 2-2 et qu'il était allé fêter, personne ne l'avait applaudi et tout le monde le sifflait ; puis aucun coéquipier ne venait le féliciter. Et lui, il écartait les bras en se demandant s'il avait fait une connerie (rire) !

Par contre, je n'en veux pas à Paris d'avoir perdu 2-3 contre Bordeaux, car sincèrement ça me semble tellement logique... et c'est pour ça que j'en souris. J'ai d'autres regrets, sur d'autres cas avant où on a perdu ce petit point qui nous manque à la fin. Je me souviens notamment qu'à quelques journées de la fin on va à Paris, qui n'est pas encore sauvé de la descente, qu'on mène 1 à 0 à 15 minutes de la fin et qu'on prend deux buts évitables de Rodriguez et SImone. C'est aussi là qu'on a perdu le titre, comme sur d'autres coups malheureux tout au long de la saison. (...) Alors, je ne veux pas me plaindre systématiquement, mais je constate que si je suis champion de la même façon que Bordeaux l'a été cette année je pense que je n'aurais pas eu les mêmes commentaires... L'Équipe, ce grand journal, avait quand même titré sur les 5 raisons de l'échec de Rolland Courbis et de l'OM."

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