Paulo Sousa, une nouvelle approche de la défense centrale à trois

Paulo Sousa, une nouvelle approche de la défense centrale à trois

Le - La Rédac.- Par

Depuis mars et sa venue sur le banc des Girondins de Bordeaux, Paulo Sousa a remis au goût du jour la défense à trois centraux, comptant notamment énormément sur les progrès de Vukasin Jovanovic et d'Otavio dans la construction et surtout sur la sérénité et la qualité de relance de la grosse recrue de l'été, Laurent Koscielny, pour contrôler d'abord l'axe et poser un jeu se voulant de construction.

En revanche, et ce même s'il tente de transformer Samuel Kalu en piston gauche, où Maxime Poundjé reste une solution de repli, et que Raoul Bellanova est aussi là dans l'effectif, pour l'avenir à droite (il est encore trop tendre actuellement), le coach portugais n'a pas, avec les titulaires actuels Loris Benito et Enock Kwateng, des latéraux offensifs et profilés pour son 3-4-3 ou pour le 3-5-2.

En revanche, Francis Gillot, ex entraîneur de Lens, Sochaux et des Girondins (2011-14), qui est désormais en charge du suivi de la formation des coaches pour la Direction Technique Nationale, avait lui Mariano et Benoît Trémoulinas quand il avait utilisé le 3-5-2 à Bordeaux, étant en quelque sorte précurseur.

Dans un article à lire chez Sud Ouest, le Nordiste de 59 ans revient donc longuement sur sa vision de la défense centrale à trois, certainement différente de celle de Sousa actuellement. "On voit de plus en plus d'équipes avec trois défenseurs centraux, ce n'est pas une révolution, mais c'était mal perçu en France il n'y a pas si longtemps" confie notamment Gillot, qui note tout de même plusieurs approches des intérêts de ce schéma ; grâce auquel son FCGB de 2011-12 était devenu une bonne équipe de transition et était allé chercher la 5ème place de Ligue 1. Depuis, personne n'a fait mieux (trois 6ème place cependant).

La vision qu'a Paulo Sousa de la défense à trois (et du football en général ?) est probablement plus ambitieuse encore que celle de Gillot - qui était pourtant bien loin d'être le 'bétonneur' tel que caricaturé par certains - et de beaucoup d'autres entraîneurs, mais elle prend et demande forcément plus de temps pour marcher.

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