Florian Brunet revient sur la CNU, parle de l'ANS et explique l'enjeu pour les UB de communiquer

Florian Brunet revient sur la CNU, parle de l'ANS et explique l'enjeu pour les UB de communiquer

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Suite du passage de Florian Brunet (un des leaders médiatiques des UB 87) sur le média de supporters parisiens 'Ville Lumière', hier soir. Ici, Florian, alors qu'il est questionné sur l'action de l'Association Nationale des Supporters - la nouvelle tentative des supporters français de s'unir et de peser dans les débats -, revient sur les précédentes expériences en la matière. Il parle ensuite de la nouvelle 'obligation' des groupes de supporters, dont les Ultramarines : communiquer.


"Du temps de la CNU (Coordination Nationale des Ultras), il y a un peu plus de 10 ans, on avait quand même réussi à mettre autour d'une table les Boulogne Boys (PSG), le Commando Ultra et les South Winners (OM), les Magic Fans (Sainté)... Tous ces bons amis ! Après, l'ANS et la CNU ce n'est pas pareil, mais la CNU avait mis les bases d'une vraie entente nationale, avec des réunions de haute volée, tout en restant très 'puriste', avec les grands leaders ultras de France. Sauf qu'ils nous avaient manqué le lobby et les moyens d'aller parler à la police et aux instances - ce que fait très bien l'ANS aujourd'hui, jusqu'à l'Assemblée Nationale - ; car pour un ultra c'est compliqué. Or, aujourd'hui, on voit que dans l'ANS il n'y a pas que des ultras, mais tous sont des gens qui défendent la cause et qui sont révoltés par la répression subie par les supporters. Tout ça est très bien, car ça nous avait manqué du temps de la CNU, pour faire bouger les lignes. (...) Nous, aujourd'hui, on préfère laisser l'ANS travailler sur ce qu'elle fait déjà, dans les discussions institutionnelles, pour mieux être dans l'action sur le terrain, au stade. On a déjà donné au niveau des réunions avec la Ligue et on a été échaudés, donc ça ne nous intéresse plus, et l'ANS fait ça très bien, pour essayer qu'on ait des ouvertures, pour la cause des supporters.

La communication ? Oui, c'est sûr qu'aujourd'hui... Nous, à Bordeaux, par exemple, on utilise énormément Twitter, parce que ça nous permet d'avoir une parole instantanée qui n'est pas déformée. C'est donc un vrai moyen de pression, que nous n'avions pas il y a 10 ou 15 ans, et une nouveauté avec laquelle il faut agir pour interpeler les personnalités. On l'a encore vu ce weekend, avec le hashtag #JeSoutiensLesUB87, qui a été extraordinaire et à créé une onde de choc inespérée. Car il ne faut pas se leurrer, c'est l'opinion publique qui fera évoluer les choses. Et j'ai bon espoir que ce qui se passe depuis ce weekend soit une vraie avancée, et crée une brèche. On avait déjà vu, à Bordeaux, avec 'Adieu Lescure', que le peuple et l'impact médiatique avaient permis de reprogrammer le match le samedi ; alors que la Ligue et les télés voulaient le mettre un dimanche à 14 heures... Donc c'est comme ça, il faut le savoir.


Dimanche, quand nous sommes sortis de garde à vue à Strasbourg, on a appris pour la manifestation à Bordeaux devant le commissariat. Et je me dis que, peut-être - ce n'est pas à exclure -, le préfet de Bordeaux a appelé le préfet de Strasbourg pour lui dire 'Attention, j'ai 150-200 mecs devant le commissariat, je ne sais pas jusqu'où ça va aller'... Les politiques doivent faire attention à ça, à l'opinion publique. Et avec l'opinion, plus les médias, on peut soulever des montagnes ! Il n'y a que comme ça que les choses avanceront. D'ailleurs je vois que sur ce qu'on a vécu ce weekend, ni la Ligue ni la police n'ont contre-attaqué médiatiquement... Ils savent qu'ils sont dans la merde, car ils sont totalement fautifs ! Et donc, si l'opinion publique et les personnalités se retournent contre eux... Là, on a deux parties ; Ligue et préfecture contre supporters ; qui sont dans des logiques extrêmes, et si chacun s'entêtent on va vers de très gros ennuis. La différence c'est qu'eux ils sont professionnels et nous bénévoles, donc eux ont une responsabilité légale et officielle que nous n'avons pas ; bien qu'on doive quand même être responsables, évidemment. Mais si demain, par exemple, 500 Marseillais vont à Saint-Étienne en bravant une interdiction comme nous on l'a fait à Strasbourg, ils seront bien embêtés. Et là, on va droit vers ça ! Ce qui risque de créer plus d'incidents que si on autorisait les déplacements, où il n'y a finalement quasiment jamais rien comme débordements. On marche sur la tête, c'est une aberration."


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