Florian Brunet : "Je n'ai pas peur de la DNCG, mais de la cessation de paiement"

Florian Brunet : "Je n'ai pas peur de la DNCG, mais de la cessation de paiement"

Le - Interview GA - Par

Encore et toujours dans 'Girondins Analyse', ce soir, le porte-parole des Ultramarines, Florian Brunet, a (ré)affirmé que King Street n'était pas engagé pour les Girondins de Bordeaux, mais y portait une attention réelle depuis peu :

"Au départ, King Street, ils devaient être en retrait, juste mettre de l'argent et laisser la gestion à GACP ; mais comme GACP a fait n'importe quoi et a creusé le trou comme jamais, KS s'est retrouvé à prendre le club en main, fin 2019, sauf qu'ils n'en avaient pas du tout la vocation... Après, le FCGB c'est 0.5% des actifs de King Street, donc ils s'en foutent complètement. Que Daniel Ehrmann suive le dossier de plus près pour eux, oui, mais je pense que Frédéric Longuépée les a hypnotisés pour qu'ils lui fassent confiance et le laisse gérer la boutique. Enfin, lui pense avoir toute leur confiance - ce qui serait mauvais signe -... Mais je crois que depuis quelques semaines ils ouvrent les yeux et prennent de plus en plus conscience de l'ampleur du désastre.

(...) King Street ; qui devrait faire une lettre d'intentions pour passer la DNCG mais sans que ça résolve les soucis sur la durée ; se désintéresse du FGCB, on en est convaincus. Mais là, la DNCG arrive et KS bosse fort pour elle, donc ils s'y intéressent au club, depuis un mois. Je pense qu'ils ouvrent les yeux et tombent des nues, sur beaucoup de choses. (...) Mais moi, vous savez, ce n'est pas de la DNCG dont j'ai peur, mais c'est de la cessation de paiements. Et là - je l'ai connu à mon niveau en tant que chef d'entreprise en voyant des boites où tout allait bien en apparence mettre la clé sous la porte du jour au lendemain -, quand tout s'enraye et que vous ne pouvez plus payer, ça peut se passer en 15 jours. L'URSSAF et les impôts, ils viennent prendre l'argent tout de suite, ce n'est pas : 'Tu fais un chèque quand tu veux', s'il est sur le compte ça va mais s'il n'y est pas la banque peut dire rideau et c'est finir. Aussi, des gens de la finance, très sérieux, nous disent qu'il est très possible que King Street, en ouvrant les yeux, se disent qu'ils ne pourront jamais récupérer leur mise et redresser le club et ainsi qu'ils préfèrent donc, à terme, laisser tomber et déposer le bilan. Ils ont déjà perdu une centaine de M€, et là il faudrait en réinjecter 100 ; donc ça fait 200... Alors si ils acceptent de ne jamais revoir les 100 premiers millions, ils peuvent très bien décider de sauver les 100 autres et de ne pas payer pour le club. Ce scénario est vraiment jugé crédible par beaucoup, et je pense même que si Dugarry en a parlé sur RMC c'est car il a dû discuter avec les mêmes spécialistes que nous... Et qui nous disent ne pas voir comment l'éviter. Aujourd'hui, la valeur des Girondins de Bordeaux, c'est rien : que du passif..."

Retranscriptions faites par nos soins

Florian Brunet : "Je n'ai pas peur de la DNCG, mais de la cessation de paiement"

Contenu sponsorisé

En continu