F. Roux : « J’ai vu, à Bordeaux, des joueurs et des hommes extraordinaires »

Numéro 2 dans les buts bordelais entre 2000 et 2006 et fort d’une longue carrière pro puis d’un vécu de formateur à l’étranger (Dubaï) avant un récent retour en Gironde, Frédéric Roux a répondu, la semaine dernière, aux questions de ‘WG Le Talk‘. 

Il s’est rappelé, surtout, de son passage au FCGB :

« C’est toujours un plaisir de parler des Girondins, de l’actualité du club. (…) En 2002, Élie Baup m’avait fait confiance du début à la fin de notre beau parcours en Coupe de la Ligue et ça m’avait permis de remporter le trophée. C’était un parcours extraordinaire, on avait battu Lyon et Monaco, on était allés battre le PSG 0-1 en demi-finale, but de Pauleta sur un penalty litigieux obtenu par Dugarry en fin de match, et on avait gagné 3 à 0 contre Lorient, au stade de France, en finale. C’était un grand souvenir que ce 20 avril 2002, le meilleur de ma carrière. (…) J’ai eu la chance d’être à Bordeaux au bon moment. Je le dis et le répète sans arrêt : c’est la plus belle période de ma carrière. Je suis amoureux du club et j’ai eu la chance d’y atterrir au bon moment, même si on n’a pas gagné de championnat. Mais on a quand même gagné une coupe et été européens chaque saison sauf une, plus galère. J’avais pu côtoyer des joueurs et des hommes extraordinaires, qui sont devenus des amis. C’était extraordinaire. On savait qu’à l’époque, à chaque mercato, été ou hiver, il allait se passer quelque chose, car M6 mettait les moyens, savait ce qu’on voulait, n’avait pas peur de recruter. Et nous, dans le vestiaire, on savait que des joueurs allaient venir, apporter leur pierre à l’édifice. Et moi, en six ans à Bordeaux, j’ai vu des joueurs extraordinaires et, je le répète, des hommes magnifiques.

Une anecdote sur Pauleta ? Pauleta, je m’en souviendrai. Il a laissé une trace indélébile dans ce club. Il a débarqué un jeudi soir, il s’est entraîné avec nous un vendredi matin et m’a planté une quinzaine de buts… Puis on a pris le bus, on est allés à Nantes, il a planté trois buts. Voilà, c’était Monsieur Pauleta. Et après, bien sûr, il a enchaîné, à Bordeaux et à Paris. Pauleta était un Monsieur, un grand joueur, mais il n’était pas à l’époque ce qu’il est devenu après. Moi, je ne le connaissais pas vraiment avant qu’il ne débarque d’Espagne. Mais quand, déjà, à l’entraînement, il plante but sur but, tu te dis ‘Attention’ ! Il fallait que je me méfie et que les autres gardiens se méfient aussi. Le lendemain, on a eu confirmation, et ensuite il n’a fait qu’enchaîner… C’était un pur bonheur de l’avoir, même si pour moi c’était un cauchemar (rire) ! Il travaillait spécifiquement devant le but, il adorait ça, et bien sûr qui était dedans ? C’était moi (sourire). Mais c’était un pur bonheur et c’est une fierté, aujourd’hui, d’avoir pu m’entraîner avec ce joueur, comme avec d’autres, mais avec lui en particulier. Bordeaux, c’était ça. »

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