Christophe Dugarry : "Jamais un club n'a été grand sans grands dirigeants"

Christophe Dugarry : "Jamais un club n'a été grand sans grands dirigeants"

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Nouvelle saillie verbale de l'ancien espoir offensif, joueur et capitaine des Girondins de Bordeaux, Christophe Dugarry, qui partage encore, sur SFR Sport, toutes ses craintes pour le présent et l'avenir du FCGB, du fait de dirigeants pas à la hauteur à ses yeux.


"A Bordeaux, ce n'est pas tant un problème de résultats, mais d'attitudes. Moi, j'y vis à Bordeaux, je le vois bien. Il faudrait réussir, à un moment ou l'autre, à créer une dynamique, en réexpliquant ce qu'est ce club, en disant aux joueurs qui viennent où ils viennent et pourquoi ils viennent, pourquoi on les garde. Garder Malcom, oui, mais pourquoi ? A quoi ça sert ? Juste à le vendre 50 millions d'euros pour racheter des joueurs ensuite ? Mais ce n'est pas une stratégie, et on ne sait même pas qui en décide, qui a le dernier mot. Il n'y a pas de directeur sportif, alors pendant des années c'est Alain Deveseleer (directeur général, NDLR) qui a décidé, aux côtés d'un Monsieur Triaud plein de bonnes volontés... mais bon, il n'a jamais tapé dans un ballon Mr Deveseleer ! Alors après on a mis Ulrich Ramé, qui a débarqué d'un coup, jeté dans l'arène sans expérience, tout comme Mr Martin, venant de la banque. Et au milieu de ça, l'entraîneur se débrouille comme il peut, seul ; alors il fait de son mieux, mais il se passe tellement d'anecdotes de fou dans ce club, même quand ça marche, comme sous Laurent Blanc... Tout est à refonder aux Girondins !


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(...) Ulrich Ramé, s'il est là, c'est car il avait une reconversion dans son contrat. On ne savait pas où le mettre et on lui a donc demandé s'il voulait être directeur sportif (*technique, NDLR). Après, il est peut-être bon, je ne sais pas, je ne veux pas faire de procès d'intentions ; et puis il faut bien débuter un jour de toute façon... Mais il est seul, sans savoir le métier, sans avoir joué à l'étranger dans sa carrière, sans avoir de réseau avec les agents. Au-dessus de lui, le président Martin est jeune, il arrive de la banque, en Espagne, il ne sait pas parler à un vestiaire, à des agents, et à des dirigeants. Peut-être que dans le futur il sera bon... Mais là il ne me parait pas avoir le charisme et la 'gueule' de Jean-Louis Triaud, un mec de tempérament, qui te rentre dedans quand il veut te dire les choses, qui ne se laisse pas faire. Monsieur Martin, il m'a l'air très doux, calme, gentil ; alors que ce monde du football est cruel, terrible. Ulrich aussi il a une personnalité réservée. Donc voilà, Monsieur de Tavernost ne peut pas laisser ça comme ça, et s'il gère M6 comme il gère les Girondins, ce n'est pas possible ! Jamais un club n'a été grand sans grands dirigeants pour montrer la direction, prendre les responsabilités quand il le faut. Aujourd'hui, le coach Jocelyn (Gourvennec) est en très grandes difficultés, donc il ne doit plus s'exprimer ; c'est au président, au directeur sportif et à l'actionnaire de le faire."


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