Ramé, Zizou, Pavon, Lizarazu, Pauleta : le Top 5 de Julien Bée (portraits)

Ramé, Zizou, Pavon, Lizarazu, Pauleta : le Top 5 de Julien Bée (portraits)

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Julien Bée (journaliste pour Gold FM et co-auteur de livres sur le club et son histoire) a donné, via une vidéo sur les réseaux sociaux, son Top 5 des joueurs qu'il a aimés au FCGB. Il argumente à chaque fois avec un petit portrait du joueur.

"Je vais commencer par Ulrich Ramé, qui est pour moi LE gardien le plus charismatique de l’histoire des Girondins de Bordeaux. Déjà, les chiffres sont très parlants : 525 matches toutes compétitions confondues avec le club. Évidemment, on n’oublie pas Cédric Carrasso, Dominique Dropsy, et tant d’autres, qui ont été aussi de grands gardiens ; mais Ulrich Ramé m’a marqué en tant que supporter, à la fin des années 90 et début des années 2000, avec ses nombreux matches. Mais surtout, ce qui m’a marqué, c’est son nombre de matches sans avoir pris de buts : 205 clean sheets. C’est énorme ! Ça fait quasiment 40% de matches joués avec les Girondins sans prendre de but pour Ramé. C’était un joueur qui, c'est vrai, n’était pas forcément très bavard dans les médias, assez taiseux, mais c'était un leader au niveau sportif. Il a été deux fois champion de France avec les Marine et Blanc, en 1999 et en 2009, et il a également remporté des Coupes de la Ligue. C’est pour ça que je le place dans mon Top 5 des plus grands joueurs des Girondins ; avec évidemment, mon prisme de supporter.

Ensuite, je mets Zinédine Zidane. Quand on parle de lui, on parle de celui qu’on a connu à la Juve, au Real Madrid, et en équipe de France, mais il y a aussi le Zidane des Girondins, celui qui avait des cheveux à l’époque, à la fin des années 90. Ce n’était pas le Zidane qu’on a connu après, pas encore. C’était un Zidane qui pouvait être blessé, qui pouvait être moins performant et être sorti tôt dans un match, et c’était le cas au tout début, lorsque Rolland Courbis était son entraîneur. Mais ça a été un joueur qui a été formidable les années avant son départ, du côté de la Juventus. Mais avant cela, il commençait à être vraiment au top, avec notamment l’année 96, et cette épopée en Coupe d’Europe sur toute la saison, qui l’a totalement révélé aux yeux de l’Europe, avec ce match face au Milan AC. C’est aussi lors de cette saison et de cette épopée que Zizou avait marqué son but quasiment du milieu de terrain, face au Betis Séville. Zidane a donc marqué les Girondins. Alors, évidemment, je le mets dans mes Tops parce que c’est un nom, une personne très connue. Il n’a pas forcément été extraordinaire aux Girondins, il n'y a gagné qu'un trophée, celui de l’Intertoto - qui compte quand même -, mais c’est l’un des plus grands joueurs de l’histoire du championnat et moi je le considère comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football mondial, tout simplement. Donc je le cite en N°4.

Après, en position 3, je vais là peut-être vous surprendre, mais je vais citer Michel Pavon. C'était plutôt un offensif quand il arrive aux Girondins, mais il a été repositionné en milieu défensif à Bordeaux. C'était un capitaine au grand cœur, le capitaine courage, qui avait de la gouaille, et qui a toujours été au-dessus de cette équipe-là en 99. C’était le patron, le leader. Ce groupe, c’était une bande de potes lorsqu’ils sont allés chercher le titre en 99, il le dit lui-même, mais c'était quand même le leader de cette équipe; par la parole. Il pouvait replacer l’équipe quand ça n’allait pas et c’est un homme comme on en voit peu dans le football d'aujourd’hui. C’est dommage que ça n’existe plus, des aboyeurs comme l’a été Michel Pavon. Moi, j’aimais bien toute cette force qui se dégageait de lui. Malheureusement après, en tant qu’entraîneur, il n’a pas réussi à retrouver tout ce qu’il avait en tant que joueur, dans le fait d’être aussi charismatique, mais je l’ai trouvé quand même vraiment à la hauteur lorsqu’il était aux Girondins. C’est pour ça que je le place dans le Top 3 de mes joueurs préférés aux Girondins.

La deuxième position, elle sera pour Bixente Lizarazu. Lui, c’est le gars du coin, le gars du Pays Basque, le ‘Basque bondissant’ des Girondins ! Lui aussi, comme Zidane, c’est l’épopée de 96 qui va le révéler aux yeux de l’Europe et du monde. Bixente Lizarazu, il était plutôt offensif, comme Michel Pavon, mais il a été mis derrière et notamment par Aimé Jacquet, qui l’a replacé en latéral gauche lorsqu’il est apparu du côté des Girondins. Il a d’abord joué devant et ensuite il a reculé et a été repositionné sur le côté gauche, ce qui lui a plutôt bien réussi : champion du Monde, champion d’Europe... Et, un peu comme pour Michel Pavon, ce que j’aime chez lui c’est cette force, cette envie de gagner chaque match, de se battre sur chaque ballon, et ça c’est vraiment à montrer dans les écoles de football d’aujourd’hui et même aux joueurs professionnels d’aujourd’hui. Bixente était de ces joueurs qui n’hésitaient pas à se battre, à tout donner pour leur club.

Enfin, en N°1, je vais en surprendre pas mal, mais je vais citer Pedro Miguel Pauleta ! Lui, c’est l’Aigles des Açores, qui est arrivé en 2000 à Bordeaux. On était tous un peu dubitatifs sur l’arrivée de ce certain 'Paulette' - pour ceux ayant vécu cette période -. On se demandait qui il était, ce qu’il venait faire ici, on ne l’avait jamais vu jouer... Il a fait un petit entrainement à Bordeaux avant de se révéler, là-aussi aux yeux de la France entière, dès son premier match : il marque un triplé à Nantes - 5-0 pour Bordeaux ! - sur la pelouse du futur Champion de France en plus, à la Beaujoire. Donc Pauleta s’est vite fait une très belle réputation en Gironde et en France. Il a été deux fois meilleur buteur du championnat et deux fois meilleur joueur du championnat avec les Girondins de Bordeaux. Il a prouvé, évidemment, son sens du but ex-tra-ordi-naire, même en sélection du Portugal et au Paris Saint-Germain ensuite. Pour nous, ça a été un crève-cœur qu’il parte au PSG, mais il a été, finalement, et en très peu de temps, dans le cœur des supporters des Girondins. Et surtout, Pedro Miguel Pauleta ; on va parler de chiffres comme Pour Ulrich Ramé ; c’est un ratio extraordinaire : plus de 90 buts toutes compétitions confondues avec Bordeaux, en peu de temps (91 buts en 130 matches lors de ses 3 saisons, NDLR).

Au final, c'est un Top 5 plutôt de l'ère moderne, mais je suis plutôt un supporter des années 90-2000, donc ces joueurs-là m'ont fait rêver en tant que supporter. Et dans une autre vidéo, je fera des portraits des 5 plus grands joueurs, selon moi, de l'histoire des Girondins. Et le tout pramier, évidemment, vous savez tous qui c'est (Alain Giresse, NDLR) !"

 

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