R. Courbis raconte l'histoire du surnom 'Zizou' et son recrutement au FCGB

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Marqué (et c'est réciproque) par sa relation entraîneur - joueur avec Christophe Dugarry, qu'il a dirigé à Bordeaux puis à Marseille, Rolland Courbis, coach des Girondins dans les années 90, se souvient aussi, dans 'La boîte à souvenirs' d'RMC, avoir été celui qui a donné le surnom de 'Zizou' à un jeune espoir cannois recruté par le FCGB...

"Si c'est à moi qu'on doit le surnom de 'Zizou' ? Oui... Mais c'est un concours de circonstances. Avec Alain Afflelou, le nouveau président de l'époque, on se retrouve à Cannes, pour le transfert de Jean-François Daniel ; un bon milieu récupérateur gaucher. Et c'est de ce transfert, en 92, qu'on en vient à parler de Zinédine Zidane. On récupère donc Jean-François Daniel... et ce Zizou, mais à l'époque c'était Zinédine Zidane, surnommé Yazid. Et comme je trouvais qu'à chaque syllabe tu avais le mal aux oreilles, dès les premiers entraînements je l'appelais Ziz'. Et à un moment j'entends 'Zizou' à mes oreilles et je me dis que c'est ça son surnom ! Comme je peux appeler un Louis 'Loulou', je trouvais ça plus affectueux que Yazid. De toute façon, des parents nommés Zidane qui appellent leur fils Zinédine... c'est un jeu pour vérifier qu'on articule bien (rire) ! Alors tout le monde a trouvé ça sympa qu'on l'appelle Zizou et je trouve que ça lui allait très bien. Mais je ne savais pas que ça allait lui rester et qu'il allait devenir un aussi grand joueur. Un bon joueur, oui, mais pas un Ballon d'Or... Il m'a agréablement surpris et pas qu'une fois.

(...) Au départ, on avait lu dans les journaux que Zizou était proche de signer avec Marseille, comme François Oman-Biyik, dans la très grande équipe de Tapie et Goethals, des gens très compétents. Mais en posant la question à Alain Pedretti, le dirigeant de Cannes, il me dit que c'est fait pour Oman-Biyik mais que pour Yazid non. Alors je demande pourquoi et il me répond : 'Ils - mais je n'ai pas su qui - le trouvent trop lent'. J'ai donc écrasé le pied d'Alain Afflelou, sous la table, et on a négocié à 3 millions de francs, sous condition qu'on sorte un des gros salaires de Cannes, qui venait de descendre en D2. C'était Éric Guérit... Alain Afllelou me demande si on a besoin de Guérit, je lui dis qu'il est polyvalent et sérieux pour meubler notre effectif. Donc ça allait très bien et avec Alain Afflelou on a fait venir Zidane."

Retranscription faite par nos soins

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