Pierre Hurmic : "Je suis prêt à dire à King Street que M. Longuépée doit partir"

Pierre Hurmic : "Je suis prêt à dire à King Street que M. Longuépée doit partir"

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Au cours d'un entretien accordé au quotidien Sud Ouest, le nouveau maire de Bordeaux, Monsieur Pierre Hurmic, a évoqué le sujet des Girondins. Selon lui, restant fidèle à ce qu'il avait dit en campagne, Frédéric Longuépée ne peut plus rester à la tête du club. Il compte bien tenir une position ferme face aux dirigeants de King Street, en cas de rendez-vous, puis remettre en cause le PPP du stade 'Matmut Atlantique' / René Gallice et le sujet de la vente de l'arène sur la table : 

"Concernant les Girondins, je pense que la situation est grave. Un club ne peut pas se permettre le luxe de se mettre à dos le principal groupe de supporters et de le traiter avec un tel mépris et une telle arrogance sous prétexte qu'ils ont l'argent. Ce n'est pas "Vous payez les billets d'entrée, on vous placera là ou on veut". On n'est pas habitué à ça à Bordeaux. Quelle que soit l'histoire du club, on n'a pas l'habitude de voir des supporters traités avec autant d'arrogance. Il y a eu des menaces de plaintes pénales contre eux, aussi... Pour un rendez-vous avec l'actionnaire, j'espère que le travail est fait, Nicolas Florian a dit qu'il devait rencontrer King Street. Si le rendez-vous est déjà pris, je suis tout à fait prêt à honorer ce rendez-vous et à dire à King Street que Monsieur Longuépée doit partir. Un président qui n'a pas la confiance des supporters, il ne peut pas rester plus longtemps à la tête de ce club. Les supporters sont le joyau de ce qu'est le club des Girondins de Bordeaux. Je crois que le rôle du politique c'est de taper du poing sur la table. Et je suis persuadé que King Street ne pourra pas se permettre le luxe de se mettre à dos les supporters, et la mairie. Ça sera un rapport de force, et je suis très déterminé à réconcilier le club et ses supporters.

Je mettrai aussi la question de la vente du stade sur le tapis. J'avais déjà posé la question à Monsieur DaGrosa, ancien co-actionnaire du club, qui ne m'avait pas répondu, mais j'ai bien l'intention de la remettre sur le tapis. Ça ne me choque pas que le club puisse être propriétaire de son outil de travail. Ça se fait dans de grands clubs européens, donc pourquoi pas à Bordeaux ?"

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