P. Sousa : "Quand il y a des mauvais résultats, c'est normal de spéculer"

P. Sousa : "Quand il y a des mauvais résultats, c'est normal de spéculer"

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En réponse aux questions des médias, avant Pau - Bordeaux (1/16ème de finale de la Coupe de France), le coach des Girondins, Paulo Sousa, a redonné ses attentes concernant... la fameuse mentalité qu'il veut installer au FCGB. Il nie ensuite une crise sportive, alors que les Marine et Blanc sont sur quatre défaites de suite.

"J'ai toujours la même motivation que chaque jour, car j'aime mon travail et que mon état d'esprit est de tout donner à mes joueurs pour qu'ils s’améliorent et qu'ils aient le meilleur chemin possible pour avoir des victoires. Et c'est pour ça qu'on travaille chaque jour. Après la défaite contre Lyon, j'ai insisté sur ce sur quoi j'ai insisté depuis mes premiers jours ici : le travail et le fait de donner l'exemple sur une bonne mentalité, afin de créer et installer une culture consistante et la mentalité de travail, chaque jour, vers la gagne. Il faut un engagement très fort pour le club, l'équipe, au niveau individuel, afin de grandir chaque jour, car on a l'opportunité, ici, de s'améliorer. J'insiste beaucoup sur ça, pour des questions personnelles, mais le club doit avoir les moyens, l'espace, pour aider à avoir ça. Le club a besoin d'une forte culture au niveau de la mentalité et de l'engagement.

L'engagement, ça veut dire que tu ne penses pas seulement à toi-même. J'en ai déjà parlé à vous (presse), à mes joueurs et à toutes les personnes avec qui je travaille au quotidien. Nous, comme personnes, sommes très égocentriques, mais c'est très important, dans une équipe, d'avoir ce sens d'appartenance et de l'engagement pour l'équipe. Je travaille beaucoup sur ça. Alors, vraiment, j'insiste beaucoup sur ça.

(...) Si nous sommes en crise ? Non. Quand nous nous sommes arrivés, avec toute la tactique sur laquelle on se base maintenant, on savait que... C'est normal, quand il y a des mauvais résultats, d'essayer de spéculer, puis de créer des problèmes qui n'existent pas, sur des choses hors du terrain. Mais ça, c'est normal. Nous, on doit aussi savoir gérer ces moments, quand ça commence à critiquer tout ce qu'on fait. Mais bon, quand nous étions classés troisièmes vos questions étaient sur des objectifs différents... C'est normal de votre part. Mais j'essaye d'être consistant et réaliste. J'aime avoir des objectifs ambitieux, car je suis une personne et un entraîneur ambitieux, mais je reste réaliste et je vous redis que l'équipe a surtout besoin d'attitude et d'engagement. Car au niveau physique et technique, si on évalue la différence entre nous et les autres, on ne peut pas - jamais - penser être 3èmes. Pourtant, on y était arrivés à un moment. Mais pour être consistant, j'ai continué à dire que, pour moi et ce club, il fallait surtout installer une culture complètement différente. Et ça, ce n'est pas en six mois que tu le changes. On a besoin d'exemples sur le terrain, comme Laurent (Koscielny), dont j'ai déjà parlé, pour améliorer le plus vite possible les choses et installer une culture de la gagne et de l'engagement, qu'on sache ce que veut dire le fait d'avoir un maillot de Bordeaux et de ne pas penser qu'à soi-même. Il faut penser au club, à son histoire très importante. Mais pour avoir cette culture-là, on a besoin de temps.

(...) L'histoire des coupes, ça dit qu'on a la possibilité, même pour une équipe inférieure, de gagner, d'aller jusqu'en finale. Alors on se doit d'y croire, de croire en ça, et surtout en tout ce qu'on construit, ce à quoi on a envie d'arriver. Donc on doit, à chaque match, avoir cet engagement, cette attitude différente de celle qu'on a depuis quelques matches... Après, on peut gagner ou perdre selon des facteurs et l'incertitude des matches, mais si on perd ça ne peut pas être sans avoir la sensation d'avoir tout donné, tout le monde, pour l'équipe afin d'essayer de gagner. Et ça, ce n'est pas toujours le cas, donc j'en reviens à la culture. Chaque personne qui travaille ici, à commencer par moi, devrait respirer cette culture. Mais tout ça, ça ne changera pas en six mois, surtout vu les très nombreux changements qu'il y a déjà eus ces trois derniers mois dans ce club."

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