P. Hurmic : "Il faut remplacer Monsieur Longuépée, et pas par un Longuépée bis"

P. Hurmic : "Il faut remplacer Monsieur Longuépée, et pas par un Longuépée bis"

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Inquiet pour les Girondins, le maire de Bordeaux nouvellement élu, Pierre Hurmic, est passé sur RMC cette semaine. Dans 'Team Duga', il a redemandé à rencontrer un ou des dirigeant(s) de King Street, le fonds d'investissement américain qui est l'actionnaire du FCGB, afin d'exiger le départ de Frédéric Longuépée, président très contesté des Marine et Blanc.

Conscient qu'il n'a pas de réel pouvoir de décision sur le domaine privé, Hurmic défend son pouvoir de pression et de nuisance et affirme vouloir représenter les supporters des Girondins et l'environnement local, hostiles à Longuépée depuis des mois :

"En 2018, dès le rachat du club par les fonds d'investissement américains, je me suis opposé. J'ai compris très vite que Monsieur DaGrosa, dans les explications qu'il donnait, n'était intéressé que par une chose : la marque Bordeaux. Mais il n'avait aucun projet sportif. Alors, on me disait, après que je m'en sois plaint au maire Alain Juppé, que Joe DaGrosa en parlerait plus tard, mais je voulais qu'il s'engage sportivement dès le début. Ces Américains, ils sont venus sans rien connaître au football, à la ville. (...) Sur le plan juridique, je ne peux pas faire grand-chose, mais sur le plan de la discussion je pense que beaucoup d’acteurs du monde du football et les supporters sont effrayés par les dérives du foot-business. On voit que le modèle économique du tout foot-business est en train de se casser la figure, et au moment où King Street a racheté le club à M6 le président du club de Lyon, Jean-Michel Aulas (Monsieur Hurmic a fait un lapsus, disant 'Jean-Marie' ; NDLR), a dit qu’un fonds d’investissement cherchait à tout prix à rentabiliser sa mise, sur 4 ou 5 ans, et que ça ne pouvait pas fonctionner ainsi car le monde du foot a besoin de stabilité. J’ai aussi lu la lettre de Christophe Dugarry, publiée dans Sud Ouest, et là je me suis trouvé énormément de proximité avec son cri du cœur. Quand il dit que les Girondins de Bordeaux se meurent, il sait de quoi il parle je pense.

Ma présence au rassemblement 'Nous Les Girondins' de samedi dernier ? Ce n'est pas une récupération politique de ma part, car je ne suis pas dans cette logique. Je connais les Ultramarines, qui sont un groupe de supporters exemplaires et qui sont assez grands pour faire leurs choix, en ayant des opinions politiques diverses et parfois différentes des miennes, mais je me sens concerné par l'état du club et je veux mettre les supporters à l'aise sur ce point. Je suis le maire de tous les Bordelais, donc de tous les supporters du club, et j'ai l'impression que tous les supporters veulent le départ de Monsieur Longuépée, donc je me ferai leur porte-parole auprès de King Street. (...) Je vais voir pour rencontrer Monsieur Ehrmann, le représentant de King Street, que je ne connais pas, afin de lui dire qu'il faut remplacer Monsieur Longuépée - même si je ne veux pas trop en faire une affaire de personne -. Et pas par un 'Longuépée bis', car je veux l'assurance que le président sera une personne qui sera acceptée des Bordelais ; plus que Frédéric Longuépée déjà."

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