M. Bouhafsi (RMC) s'explique longuement, après l'entretien de F. Longuépée

M. Bouhafsi (RMC) s'explique longuement, après l'entretien de F. Longuépée

Le - Médias - Par

Alors que l'entretien d'avant-hier de Frédéric Longuépée, sur RMC, n'a pas convaincu et a même, encore plus, énervé les supporters du FCGB, le journaliste l'ayant mené, Mohamed Bouhafsi, a longuement expliqué comment il avait organisé et perçu les choses par rapport à cette interview.

Demandant, d'abord, au supporter bordelais ayant appelé RMC pour exprimer sa colère quant à cette interview de se calmer et de ne pas employer de mots grossiers (il reprochait à FL de ne pas avoir "posé ses coui***" et d'être "un guignol" et "un charlatan"), Bouhafsi explique ainsi :

"Tout d’abord, sur le fait que ce ne soit pas en direct, on a enregistré l’interview à notre demande. Donc à un moment, il faut arrêter de remettre en cause la probité des journalistes. Certains ultras, et notamment ceux des Girondins de Bordeaux, quand il faut venir dans 'L’After Foot', ils viennent, on leur donne la parole, il n’y a pas de souci ; mais ensuite... Je parle en tant que responsable du football d‘RMC là. On a enregistré l’interview car on ne pouvait pas la mettre en même temps que les matches de Coupe de France qui avaient lieu, en direct. C’est donc nous, c'est moi, c'est toute la rédaction, qui avons demandé à Frédéric Longuépée d’enregistrer cette interview. Lui, le président des Girondins de Bordeaux, il était d’accord pour le faire en direct, mais on avait des inquiétudes par rapport à des prolongations sur les matches Pau - PSG et Épinal - Lille, avec peut-être des surprises. Aussi, l’émission, au lieu de la rendre à 20h55, on l’a rendue à 21h04, car on a voulu en diffuser plus. On est décisionnaire final du calage de notre émission et on fait ce qu’on veut. On n’est pas là pour répondre à toutes les demandes de qui que ce soit et on n’est surtout pas les salariés de certains ultras ou de certains supporters. Si vous estimez ne rien avoir appris, ok, mais moi j'estime avoir eu des réponses sur Giroud, sur le stade, sur le mercato. Je peux comprendre la frustration des supporters, et d'ailleurs on a commence l'entretien par ça, mais je ne suis ni ultra des Girondins ni policier et si les réponses ne sont pas convenables pour les supporters bordelais, je le comprends, mais ce n'est pas de ma responsabilité ni de celle de mon collègue, Louis Amar. On a posé les questions, d'un ton calme, en commençant par la défiance des supporters. On a parlé de 'King Street Out' et aussi d'un élément - qu'on a recoupé - qui était la peinture de Souleymane Diawara ; on mettra ça sur le site ; donc à un moment il faut juste se calmer, car on a posé les questions et que sur RMC la liberté de ton est notre credo, mais on n'est pas responsables des réponses !

(...) Pour préparer l'interview et avoir des questions plus précises, j’ai appelé deux supporters des Girondins de Bordeaux (Jean-Aurel et Marc, de nos partenaires radio 'Girondins Analyse'), qui sont des contacts qu’on a à RMC. Et je leur ai demandé quels sujets ils voulaient évoquer. Puis on a évoqué la hausse des prix au stade, le déficit, les ventes, les problèmes avec Paulo Sousa, le projet à moyen-terme pour Eduardo Macia et pour Paulo Sousa, la défiance des supporters, votre pétition, 'King Street Out'. On a évoqué tous ces sujets. Il y a deux - trois sujets qu’on n’a pas évoqués, oui, comme les problèmes liés à des interdictions pour les supporters, mais ça, finalement, Frédéric Longuépée l’a évoqué, grâce à un supporter. Qu’est-ce que vous vouliez qu’on évoque de plus ? Quand trois fois de suite je le relance sur 'King Street Out', la défiance des supporters, les Ultras, et qu'on voit bien que Frédéric Longuépée ne va pas en dire plus... Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ? (...) On a aussi demandé au président Longuépée pour l'histoire de Jean-Pierre Papin ambassadeur, car un supporter en a parlé. Il a dit qu'il avait vu Papin, mais aussi Giresse, Trésor et tout le monde, pour essayer de faire changer les choses. Au final, ce qu'on peut faire, c'est reparler des Girondins de Bordeaux la semaine prochaine, remettre le sujet sur la table et on laissera les supporters nous appeler. Je vais même dire que je suis... pas inquiet pour vous, mais je sens que Paulo Sousa est soûlé de la situation et qu'on reparlera des Girondins ; sans soucis. Mais, juste, qu'on ne remette pas en cause notre probité, avec des théories du complot. Sur RMC, on peut tout dire, et encore une fois je peux comprendre la colère des supporters."

Retranscription de 'Breaking Foot' faite par nos soins

M. Bouhafsi (RMC) s'explique longuement, après l'entretien de F. Longuépée

Contenu sponsorisé

En continu