F. Brunet : "On est le plus grand ennemi des Marseillais, c'est culturel"

F. Brunet : "On est le plus grand ennemi des Marseillais, c'est culturel"

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Avant le Bordeaux - Marseille de dimanche soir (J22 de cette saison de Ligue 1), les Ultramarines ont prévu ; comme chaque fois en amont du choc pour préserver l'invincibilité à domicile contre LE rival, en cours en championnat depuis... le 1er octobre 1977 ; un grand rassemblement public, au Haillan. Ce sera demain, samedi, à 10 heures, pour motiver les joueurs en marge de leur entraînement de veille de match.

Mais, dans 'Girondins Analyse', notre émission radio partenaire (tous les vendredis, de 20h30 à 22h, sur la radio locale bordelaise RIG ou bien sur le player de G33), le porte-parole des UB 87, Florian Brunet, avait déjà lancé ce duel en (ré)expliquant que les Girondins de Bordeaux et l'Olympique de Marseille étaient les meilleurs ennemis du football français. Des ennemis dont les plus fervents supporters sont, de part et d'autres, hostiles aux dirigeants actuels de leurs clubs respectifs :

"En ce moment, les Marseillais, c'est mes meilleurs potes (sourire). Ils n'arrêtent pas de m'écrire, les Marseillais. Et ils nous suivent. Car contrairement à ce qu'on pense, on est leur plus grand ennemi - sur ça, il faut arrêter de dire l'inverse -. On est leur plus grand ennemi, parce que c'est culturel. On est leur meilleur ennemi. Et un ennemi, quelque part, on le respecte. Alors les Marseillais, oui, ils n'arrêtent pas de m'interpeller pour me dire : 'Put***, mais courage les Bordelais, parce que quand on voit ce que vous vivez ça nous remonte le moral !'. Car eux non plus, les Marseillais, ils n'en peuvent plus de tout le pipeau raconté par leur président, Eyraud, tous les jours.

(...) Cette invincibilité à domicile, c'est un rituel, c'est important, et évidemment qu'on a peur de la perdre et qu'on n'oublie pas ça. Mais l'heure est si grave que notre réflexion elle est accaparée par autre chose que de gagner ce match de championnat important, après nos dernières défaites. Moi, dans tout ça, je me sens vraiment incarné par le Virage Sud et le groupe que je représente, car je représente des gens extraordinaires, qui se sacrifient par passion - quitte à ne manger que des pâtes - pour faire des déplacements, des tifos, des réunions. Les gens les plus brillants et charismatiques que j'ai rencontrés dans ma vie, c'est grâce à ce monde des tribunes. La cause du club et de la tribune est plus importante que ma personne. Depuis que je suis enfant, je suis fasciné par ça, et ensuite j'ai donné corps et âme sans rien attendre en retour... Même si ça m'a permis de me développer et que j'essaye donc de rendre ça à ma tribune. Alors, j'ai une immense responsabilité par rapport à tout ça."

Retranscriptions d'RIG faites par nos soins

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