Bruno Bellone narre comment son "frère" Jean Tigana l'a sauvé de la ruine

Bruno Bellone narre comment son "frère" Jean Tigana l'a sauvé de la ruine

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Encore dans 'Le Vestiaire', sur RMC Sport, et après son anecdote sur Zinédine Zidane, l'ex attaquant international français de l'AS Monaco, Bruno Bellone, a aussi raconté une histoire assez touchante concernant un autre ex bordelais, Jean Tigana, qui l'a sauvé alors qu'il était lourdement endetté et dans une situation financière très délicate.

L'image de Jean Tigana, malgré le caractère parfois atypique du personnage, surtout par rapport aux médias dont il est totalement absent, en sort largement grandie.

"J'ai vécu 12 ans d'enfer et tout eu en même temps : perte de mon métier, divorce, j'ai tout perdu. J'ai vécu dans ma voiture et quand j'en parle, c'est dur. Quand j'étais recruteur à Cannes, après ma carrière de joueur, je devais gagner 20 000 Francs. Et il m'en restait 1 500. Voilà, en plus des dettes que je devais payer en plus de tout ce que j'avais perdu après avoir été arnaqué par quelqu'un qui m'a fait investir dans de l'immobilier... mais surtout pour lui. Puis on m'a tout pris, mais en plus on m'a condamné à 5 millions de Francs (environ 800 000€, NDLR). Maintenant, c'est fini, heureusement. Et je dis merci à Jeannot Tigana. Car il m'a sauvé, il a été énorme. Il m'a demandé, alors qu'il était entraîneur de Monaco et que j'ai eu de la chance qu'il m'appelle après que je sois passé à la télé, de lui expliquer ce qu'il se passait. Et je lui ait dit que j'étais ruiné, à la ramasse, que je n'avais plus rien et qu'on me demandait 5 millions de Francs alors qu'ils m'avaient déjà tout pris. C'était beaucoup à l'époque, imaginez... Comment je pouvais rembourser ?

Mais Jeannot m'a demandé de lui donner trois jours pour réfléchir et - c'est énorme ! - au bout de trois jours il m'appelle pour me dire qu'on se retrouve à Nice le lendemain. La banque, je ne peux pas en parler, car j'ai signé un papier avec Jeannot qui disait que je n'avais pas le droit de dire leur nom ; mais on va à Nice, lui avant moi, on rentre dans la grande direction, du grand directeur des Alpes-Maritimes. Et Jeannot leur dit : 'On va faire un jubilé. Mais vous êtes partenaires de la Coupe du Monde 98, je crois ? Moi, j'ai mes sous chez vous, d'accord ? Donc vous allez dire à votre patron qu'on vous donne 500 000, qu'on fait le jubilé... et que Bruno ne vous doit plus rien'. Le gars en face, il était blanc ! Mais Jeannot lui répète sa proposition et lui demande d'appeler son patron à Paris. 'Si on n'a pas 500 00 pour le jubilé, c'est moi qui les donne, donc vous êtes sûrs de les avoir. Autrement, vous n'êtes ni sponsor de l'équipe de France 98 ni rien et vous ne faites plus rien. Voilà', a dit Jeannot. Je vous jure que c'est vrai ! Alors le mec, il passe son coup de fil, et au bout d'une demi-heure il revient pour dire que c'est bon, c'est réglé : 500 000 Francs.

Et Jeannot, il n'en parlera jamais de ça. Mais Jeannot, c'est comme mon frère. Avec ce qu'il a fait là... Il a été grandiose ! Et puis il ne s'est pas démonté, il a affronté le mec comme si c'était... Il lui a fait comprendre qu'il n'avait pas le droit. 'Tu lui as tout pris et en plus tu veux encore 5 millions ! C'est honteux ce que vous avez fait' qu'il lui a dit."

Sacrée histoire !

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