M. Lonjon : « Avec KS, je ne vois que le dépôt de bilan comme possibilité »

Sur Twitch, ce soir, le journaliste Manu Lonjon a parlé de la crise du jour autour du FCGB et de l’actionnaire King Street, qui n’avait « aucune envie de mettre de l’argent dans le club » et « avec qui (il ne voit) que le dépôt de bilan comme possibilité » :

« Le projet de Bordeaux, il était quasiment mort-né. Après avoir dit que l’objectif était de jouer la C1, ils ont direct vendu Jules Koundé, la pépite, le gros potentiel, et ça sans le remplacer. Ensuite, en vendant Youssouf et Tchouaméni, ils ont vendu leurs 3 pépites et pris de l’argent – ce qui s’entend -… mais sans recruter personne. Et là, quand je vois qu’ils ont besoin de 50-60M€… Comment ils font ? En plus, ils ont une masse salariale énorme, la 5-6ème de Ligue 1, avec un effectif de trentenaires et des contrats longues durée. Et aujourd’hui, a priori, aucun joueur valant 10M€ n’est là dans l’effectif. Donc pour récupérer 50M€, ils doivent vendre entre 6 à 8 joueurs… Et ça, ce n’est que pour combler le déficit ! Ce projet est incompréhensible, illisible ! Ce qu’il font ce n’est pas du trading, car avec qui ils peuvent en faire dans l’effectif ? Les seuls joueurs dans ce cadre, c’est Adli, Maja plus Kalu et Kamano… Mais comment les vendre ? Oudin a de la valeur, mais tu l’as acheté 10M€, donc tu ne vas pas le revendre 30… Tu ne fais fortune avec aucun joueur là dans cet effectif. Pour moi, à part peut-être Adli voire Maja sur le marché anglais, aucun joueur bordelais ne vaut plus de 10M€.

(…) En plus, depuis le début, il y a des tensions et de vraies scissions entre les supporters historique des Ultramarines et le board. On savait qu’entre les UB 87 et Frédéric Longuépée, c’était très tendu, mais quand King Street a racheté totalement le club ils ont fait un bras d’honneur aux supporters en mettant Longuépée PDG d’entrée, leur disant ainsi qu’ils n’en avaient rien à foutre d’eux et qu’ils faisaient comme ils voulaient. King Street, des infos que j’ai, ils veulent bien se séparer du club de Bordeaux, mais au prix où ils l’ont acheté (100M€ ; NDLR). Sauf qu’aujourd’hui, personne ne veut du club à ce prix-là !« 

Retranscriptions faites par nos soins