L. Crocis : "Un montage bancal dès le départ, le modèle n'est pas viable"

L. Crocis : "Un montage bancal dès le départ, le modèle n'est pas viable"

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Lors de l'émission 'Top Girondins', hier soir, sur ARL, le journaliste de France Football, Laurent Crocis, co-auteur d'un dossier sur l'illusion qu'était le rachat à M6 des Girondins de Bordeaux par GACP et consort en 2018, reparle du fameux montage par lequel le FCGB est actuellement régi. Un montage cruel pour le FCGB, et comme en plus le modèle économique n'est pas tenable, on voit encore que King Street - venu pour le profit promis par GACP  - n'a aucune vocation à rester comme actionnaire des Marine et Blanc et doit donc revendre avant qu'il ne soit trop tard...

"Ce montage est bancal depuis le début, dès le départ. Le modèle économique, il est classique, c’est comme pour Manchester United, racheté par les Glazer : on monte un tour de table pour financer le rachat et puis c’est le club qui va payer les intérêts. Ce modèle économique fonctionne si vous avez des produits dérivés qui marchent, des recettes billetterie importantes et surtout en loges, des droits TV très hauts etc. GACP a eu du mal a faire son tour de table et ça a traîné. Dans le projet initial, GACP devait apporter 20M€, pas 2M€ comme au final. Mais King Street a augmenté sa participation, avec des actions normales et des actions préférentielles, donc des dividendes quasi-automatiques. Du coup, le club paye 10M€ par an, plus la hausse de la masse salariale de 11M€ dont Joe DaGrosa avait parlé, plus 10M€ de manque à gagner d’une qualification en poule de coupe d'Europe ; qui avait aidé l'an dernier... Sur un budget de 63M€, ça fait beaucoup.

Donc c’est un modèle économique qui n’est pas viable, car vous n’avez pas les ressources à la base, ni les leviers de croissance marketing et billetterie, comme Manchester United ou même Lyon, propriétaire de son stade. En revanche, il y a un déficit structurel régulier, pour lequel M6 a comblé les pertes et bouché le trou - 140M€ au total - pendant des années quand ils étaient propriétaires du club. Alors, pour un fonds d'investissement comme King Street, quelle est la logique pour qu'ils s'y retrouvent ? Ils ne peuvent pas."

Retranscription faite par nos soins

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