Gustavo Poyet : "Cette situation-là, je m'en rappellerai très bien"

Gustavo Poyet : "Cette situation-là, je m'en rappellerai très bien"

Le - Interview - Par

Après quelques jours d'entraînement, Gustavo Poyet a donc clairement sonné la reprise des Girondins ce mardi en conférence de presse. L'entraîneur bordelais a fait part de ses inquiétudes, sans langue de bois, et a soulevé de nombreuses interrogations. Verbatim :

"Quand je suis parti, à la fin de la saison, on était vraiment content parce qu'on a réussi à décrocher une place difficile. On a laissé derrière nous des clubs qui étaient avant cela mieux classés que nous et qui ne joueront pas l'Europa League du coup. Mais, je l'avais dit avant, et je le redis aujourd'hui : le plus important pour un club de football c'est l'été. Si on fait les choses bien pendant l'été, c'est plus facile. Et nous on n'a rien fait. Ça m'inquiète beaucoup oui. J'aime bien préparer les choses avant, car comme je l'ai souvent dit ici (en conférence de presse, ndlr), je n'aime pas les excuses. Et là tout le monde me donne beaucoup de possibilités d'en avoir au 26 juillet, et je n'aime pas du tout. Je ne suis pas content, pas du tout.

J'attendais quelque chose de différent et je suis honnête en disant ça. Si vous (aux journalistes, ndlr) attendez que je vous dise autre chose, alors il faut interroger quelqu'un d'autre. La situation du club, je la comprends. Je comprends que c'est une situation difficile pour le propriétaire, parce qu'il va peut-être partir bientôt, je ne sais pas quand, et le nouveau propriétaire n'est pas encore arrivé donc on ne peut rien faire pour le moment. Cette situation là, aujourd'hui je la comprends, mais à la fin c'est moi (qui ait des comptes à rendre, ndlr). Et je ne suis pas content. S'il y a une date limite ? Je connais des choses, mais c'est vraiment difficile à dire. Ce n'est pas une chose où tu peux dire : 'ça va se passer tel ou tel jour', tu ne le peux pas. Alors on continue... Mais c'est ce que je dis aujourd'hui : d'ici quelques mois, en septembre ou octobre, personne ne se rappellera de ce moment et de cette situation-là. Mais moi je m'en rappellerai très bien. Après, je n'ai pas mon mot à dire (dans les négociations, ndlr) et, encore une fois, la situation je la comprends. Je dirais même que c'est une situation unique. Normalement, cela se passe avant ou après (l'été), mais il faut penser aussi à l'équipe. On est arrivé en Europa League pour la jouer et pour cela tu as besoin d'une préparation. Et la préparation elle est déjà commencée depuis quatre jours.

(Reprenant un journaliste qui lui demande les raisons de son énervement) Je ne suis pas énervé, attention, il ne faut pas confondre. Moi, je suis bien parce que la vie elle est magnifique, on est à Bordeaux, le foot reprend, je suis normal ! Mais si on parle de cet été, de la situation de l'équipe aujourd'hui... Il y a deux joueurs prêtés (Meïté, Braithwaite) qui ne vont plus être là - ou je ne sais pas s'ils vont arriver ou pas -, il y a deux joueurs (Sabaly, Lerager) qui étaient à la Coupe du Monde et qui ne vont pas arriver de suite, alors aujourd'hui l'équipe n'est pas bien du tout. Pareil pour Malcom, s'il part ou s'il va jouer avec nous, on ne le sait pas ; alors si ce que je vous liste là c'est déjà un top de ce qu'il se passe en ce moment on aura un petit problème le 26 juillet (entrée en lice en C3, ndlr)..."

Retranscription faite par nos soins

Gustavo Poyet : "Cette situation-là, je m'en rappellerai très bien"

Contenu sponsorisé

En continu