Florian Brunet (UB 87) : "La situation actuelle n'a rien à voir avec celle de 91"

Florian Brunet (UB 87) : "La situation actuelle n'a rien à voir avec celle de 91"

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Sur RIG, vendredi soir dernier, dans notre émission radio partenaire et amie 'Girondins Analyse', le porte-parole des Ultramarines Bordeaux 87, Florian Brunet, a une fois de plus tiré la sonnette d'alarme avec passion et inquiétude.

Au cours d'un entretien de 2 heures - retranscriptions thématiques à lire ICI, podcast complet à écouter ICI -, et alors que c'est aujourd'hui, mardi 7 juillet, que le FCGB est examiné par la Direction Nationale du Contrôle de Gestion, Florian Brunet a parlé des grands dangers qui guettaient les Marine et Blanc. Il explique même que, pour lui, la situation d'ensemble est plus grave que celle de 91, quand Bordeaux a été relégué en D2 administrativement :

"La situation devient explosive, on n'invente rien. Des gens ont les Girondins dans les tripes et depuis des mois, on le voit sur les réseaux sociaux notamment et même dans votre émission avec les gens qui appellent, les supporters sont meurtris au plus profond de leur chair, particulièrement cette semaine avec le nouveau logo. Les Girondins de Bordeaux, c'est au-delà d'un club de foot, et le football c'est quelque chose de très sérieux. Moi, je suis vraiment très malheureux, car même si le jeu en lui-même n'est pas si grave et que perdre un match n'est pas la fin du monde, ce sport influe sur l'économie et le moral. Ce qui se passe en ce moment dans notre club fait que les gens sont meurtris et sont en train de devenir fous. Moi, toute la journée, des gens m'appellent : anciennes gloires du club, salariés ou anciens salariés, mairie, police parfois, supporters... Des gens me disent ne plus en pouvoir, devenir branques, qu'ils vont faire une bêtise... Alors je renouvelle mon appel au secours : TOUT l'environnement du club doit se réveiller. Amoureux des Girondins, salariés, anciens joueurs, politiciens, même les joueurs actuels... On va aux devants de très, très grosses emmerdes. Et si la situation ne bouge pas dans les semaines qui arrivent, on ne peut pas envisager de reprendre la saison prochaine dans ce climat. C'est intenable, pour tout le monde. On va même aux devants de grosses émeutes en termes de sécurité, je pense, si ça continue comme ça.

On verra, déjà, comment le club passe juillet... Nous, on fait tout pour que ce supplice se termine le plus rapidement possible, sans se projeter à fin août et à la reprise du championnat. Pour nous et pour moi, c'est dans une éternité. Chaque jour est dur à vivre dans cette situation-là, et beaucoup d'échéances vont venir avant fin août. Mais on espère que cette situation dramatique sera réglée bien avant fin août. On fait tout pour et je peux vous dire que tous les jours on travaille d'arrache-pied pour que ces imposteurs quittent notre club le plus vite possible. La situation est explosive, intenable pour tout le monde. Longuépée doit vivre ses dernières heures comme président, ça on doit en être persuadés, sans faire baisser la pression. Il faut continuer les efforts, les multiplier même, mais garder bien sûr nos valeurs et ne pas déborder. Mais quand on mène une guerre, bien sûr, c'est pour la gagner, et on doit être convaincus, comme moi je le suis, qu'on va la gagner. On fait tout pour la gagner, à court terme. Ces imposteurs, ces gens qui nous ont volé notre club et nous manquent de respect depuis tant de temps, doivent partir, et très, très vite. Nous, on se bat pour ça tous les jours !

La base populaire, la contenance d'un club, on l'a bien vue samedi dernier au rassemblement 'Nous Les Girondins' ; cette force du peuple. Maintenant, pour reconstruire, ce peuple-là ne sera pas sur le terrain et, clairement, la situation actuelle n'a rien à voir avec celle de 91 et de la relégation administrative en D2. En 91, on sortait des années glorieuses, car on est le club phare des années 80, et on est tombé à cause d'un trou financier assez monumental. Ce n'était pas de l'enrichissement personnel pour Claude Bez, mais c'était pour le club, donc il ne faut pas mettre ça sur le même plan que les Américains de maintenant, où là il y a eu de l'enrichissement personnel ; entre les pratiques de GACP et puis les énormes salaires de certains, dont Longuépée en tête, avec ses plus de 40 000 euros nets par mois - et sans doute sans de jolis bonus - qui font qu'il s'accroche encore à sa place. Mais bon, je redis que le contexte entre 91 et maintenant il est totalement différent. En 91, on avait des Dugarry et des Lizarazu qui arrivaient, des Ferratge, Fargeon et autres qui revenaient pour le maillot, des Ernst... On avait une grosse équipe. Maintenant, les joueurs ne reviendront pas. Et puis, dans notre centre de formation, on a qui ? On a des Dugarry et des Lizarazu ? Non..."

Retranscriptions faites par nos soins

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