Florian Brunet : "Le club est en hémorragie financière"

Florian Brunet : "Le club est en hémorragie financière"

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Durant ses prises de parole, samedi, place Pey-Berland, lors du rassemblement "Nous Les Girondins" qui a permis aux UB 87 et aux supporters bordelais en général de se faire voir et entendre (notamment du nouveau maire de Bordeaux, Pierre Hurmic), le porte-parole des Ultramarines, Florian Brunet, a ré-insisté sur plusieurs points.

Rappelant longuement l'historique des relations qu'il avait eues pendant environ un an, au nom des UB, avec le président Frédéric Longuépée ("Il avait demandé à me rencontrer d'entrée, peut-être la seule bonne chose qu'il ait faite depuis qu'il est là. Je lui avais tout expliqué, dès le départ, et plusieurs fois ensuite, donc il avait toutes les cartes en main pour être un bon président. Mais il n'écoute personne !") ; avant que les ponts ne soient coupés fin 2019 suite à plusieurs conflits dont la fameuse 'affaire de la billetterie' ; Brunet martèle ainsi la détermination des passionnés du Virage Sud concernant de nombreuses choses :

"Cette manifestation du peuple, qui en a marre de voir son club traîné dans la boue depuis trop longtemps, doit marquer le début d'une nouvelle ère. Il y a une cassure irrémédiable avec la direction, depuis des mois, qui empêche tout le club de bien travailler et de marcher sereinement. Les choses doivent bouger, Frédéric Longuépée et la direction opérationnelle, dont Antony Thiodet, doivent partir pour le bien du club, à qui ils font beaucoup de mal, comme on l'a prouvé avec nos diffusions des enregistrements du conseil des membres par exemple ou avec l'histoire de faire venir un commissaire de police parisien pour la sécurité à la place de David Lafarge, compétent et respecté par tous depuis des dizaines d'années.

(...) Le problème est philosophique, plus qu'avec les personnes, car leur vision du foot est totalement opposée à celle qui marche à Bordeaux et que nous on défend : ils s'imaginent qu'ils peuvent créer une activité autour du football et que c'est cette activité qui va amener de l'argent au terrain. Mais c'est complètement faux, car c'est le terrain qui doit être central. Sauf qu'ils n'ont rien compris au football et aux Girondins, au fait qu'un club de foot n'était pas une entreprise ordinaire mais qu'il y avait surtout de la passion, de l'humain, que ça comptait beaucoup dans la vie des gens. (...) La vraie urgence, c’est de sauver le club. Au niveau de son âme, mais aussi financièrement, car depuis deux ans et le rachat le trou financier est abyssal. Il y a 310 salariés, une masse salariale de club jouant la C1... Le club est en hémorragie financière à tous les niveaux. Il faut changer la direction opérationnelle très rapidement, quel que soit l'actionnaire, pour qu'on retrouve des personnes intéressés par le club et qu'on revienne à l'essentiel afin que le club avance de nouveau.

F. Brunet explique le sens de "Nous Les Girondins" et de la mobilisation

(...) Ce rassemblement est un succès populaire qui valorise le club, son public et montre qu'à Bordeaux il y a de grands supporters, qui sont l'âme du club. Sur les réseaux sociaux, déjà, le grand mouvement 'Nous Les Girondins', avec d'anciens joueurs inquiets eux aussi, qui se sont associés et nous ont contactés pour participer et pas juste faire une photo, a eu un fort retentissement. On fait tous le même constat : ce club doit revivre, retrouver son identité, son lien avec les supporters et tout l'environnement du club.

C'est aussi pour ça, même si on est apolitiques, qu'on a interpellé les politiques, comme toujours, car la situation grave des Girondins, où tout va à l'envers, devait être dans le débat de la compagne municipale. C'était ça notre but depuis longtemps, il a été atteint, et on va très vite rencontrer le maire de Bordeaux. Maintenant, c'est bien d'en avoir parlé, mais désormais il faudra que le maire (Pierre Hurmic n'avait pas encore été élu nouveau maire, mais il le sera dès le lendemain du rassemblement ; NDLR) agisse, pour que le club change et puisse avancer à nouveau, et pour l'image de la ville. Car les Girondins font partie du patrimoine immatériel de la ville et de la région, appartenant à tous les Bordelais."

Retranscriptions faites par nos soins

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