F. Brunet : "Exprimer notre colère de façon intelligente et constructive"

F. Brunet : "Exprimer notre colère de façon intelligente et constructive"

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Pour 'Le Talk' (WebGirondins), le porte-parole des Ultramarines Bordeaux 87, Florian Brunet, insiste sur le fait que le rassemblement "Nous Les Girondins" de samedi - un mouvement rejoint par les supporters et par beaucoup d'anciens joueurs du FCGB - soit d'abord fait dans une approche positive et pas juste pour un but de protestation stérile. 

Florian voudrait que les Girondins retrouvent, dans un premier temps, leur identité et leur humanité, surtout au niveau de la direction, car le président actuel, Frédéric Longuépée, fait l'unanimité... contre lui et n'est pas à la hauteur de ses prédécesseurs - même si FB a des griefs contre Claude Bez et Jean-Louis Triaud - :

"Je n'ai pas souvenirs que les supporters bordelais aient été autant insultés depuis feu Claude Bez. Mais bon, lui, à sa décharge, il ne connaissait pas le mouvement ultra et il venait d'y avoir les incidents du Heysel, donc les a priori étaient très forts. Mais du coup, c'est dans l'ADN des Ultramarines d'être combattus, car le président Bez avait déclaré la guerre aux Ultramarines en 87. Une guerre qui avait duré quelques années. Mais après, les Ultramarines ont pris leur place dans le paysage des supporters bordelais, jusqu'à l'institutionnaliser avec Adieu Lescure, en 2015, l'apogée du partenariat. Ensuite, au début des années 2000, il y avait eu une cassure avec Jean-Louis Triaud, une période délicate, et une grande campagne 'direction démission' car les résultats ne suivaient pas et que l'après Ligue des Champions avait été mal géré. On avait fini par retrouver la Ligue des Champions et cette grande période de pression y avait contribué, même si, encore une fois, après de belles années, on a mal géré la Ligue des Champions en 2010. Cela a donné des grands moments de conflits, comme quand on avait vidé la tribune pour un Bordeaux - Sochaux... Mais quand on avait vidé la tribune à la mi-temps, à 0-4, le président Triaud il était venu, devant 5 000 personnes, pour prendre le mégaphone et s'excuser. Mais ça, vous le voyez, c'est une autre époque... Triaud, on ne s'empêchait pas de lui rentrer dedans, mais en face on avait un bonhomme. Mais là, on a des gens qui prennent tout le monde de haut, et ça généré de l’exaspération.

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(...) Maintenant, samedi, il faudra vraiment exprimer notre colère de manière intelligente, constructive et belle, comme on sait le faire. Il faut qu'on fasse honneur à notre club, au Virage Sud et aux Ultramarines lors de ce grand rassemblement, même si on ne sera peut-être pas aussi nombreux que pour Adieu Lescure. J'appelle évidemment tout le monde à avoir un comportement irréprochable et, de toute façon, on veillera à ce qu'il n'y ait aucun problème. Mais, sur ce genre d'évènement, on sait gérer la sécurité, comme on le montre depuis bientôt 33 ans, notamment lors d'Adieu Lescure ou de déplacements parfois à plusieurs milliers. En tout cas, j'appelle là les gens à éviter les problèmes et n'hésitez pas à venir en famille, à porter un maillot des Girondins, les couleurs, des écharpes, comme au stade. On exprimera, ainsi, notre colère de manière positive et festive, même si ça restera une colère. Mais on veillera à ce que ça ne déborde pas. (...) Les consignes par rapport à la crise du coronavirus ? Portez un masque, oui, ce foutu virus est encore là et il faut bien sûr faire attention et prendre nos dispositions.

(...) Il faut que des décisions soient prises au sommet des Girondins. Que les choses soient claires : nous ne nous mettrons jamais plus autour d'une table avec Longuépée, car cet homme n'a aucune parole ni aucune valeur, donc l'écouter n'a aucun intérêt car il n'a rien d'intéressant à dire. Les gens doivent comprendre qu'avoir un club où les supporters refusent de discuter avec le président ce n'est pas possible. Cette situation n'est pas tenable. Et si on continue comme ça, alors que depuis 20 ans on n'a aucun problème au stade, il y aura des soucis d'ordre public, car on nous met un commissaire de police (Arnaud Poupard) venant du PSG à la place d'un directeur de la sécurité compétent et respecté (David Lafarge). En faisant ça, vous croyez qu'il va se passer quoi en tribunes ? Lors du match contre Strasbourg, la saison dernière, ils avaient fait venir 80 gorilles de Paris pour la sécurité, et c'est parti dans tous les sens en moins de 2 minutes... Les gens sont fous furieux. On essaye de canaliser notre millier de membres et nos milliers de sympathisants, mais là on ne pourra plus.

(...) Nous, on continuera. Et tant que Longuépée sera là on continuera. Et il nous donne à bouffer en continu, car il ne se passe pas une semaine sans qu’il trouve un truc pour bafouer notre club. Le changement d'équipementier, de Puma à Adidas, n'est pas annoncé et les joueurs ont repris en Puma, le nouveau logo a été annoncé il y a des semaines mais il arrive quand ? C'est quoi ce délire ? Nous, on sait ce que c’est ce logo, mais ce n'est pas notre rôle de le présenter, et j'ai bien peur qu'ils le sortent vraiment. Mais que le club se dépêche de le sortir alors. On les laisse le présenter eux-mêmes, sans les griller... Même si bon, ça va être encore notre histoire qui va être bafouée... En fait, ils ne savent pas agir sans faire de conneries, vous le voyez depuis des mois. Alors, tant que ces personnes seront à la tête du club on continuera le combat, on exercera notre énorme pouvoir de nuisance, avec notre imagination, tant que ces imposteurs seront à la tête de notre club. Que Longuépée, Thiodet et Poupard retournent au PSG et reprennent le train pour Paris, pour qu'on puisse retrouver de la quiétude et se remettre au travail pour le club ! Il y a urgence ! Sinon, on va aux devants de très, très gros problèmes. Et ce ne sera pas faute de l'avoir dit. Nous, on ne lâchera pas, car ça a été beaucoup trop loin."

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