C. Revel : "Je savais où je pouvais l’emmener et comment on allait bosser"

C. Revel : "Je savais où je pouvais l’emmener et comment on allait bosser"

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Vanté par le gardien et capitaine des Girondins, Benoît Costil, son ex équipier à Vannes et entraîneur spécifique à Rennes, Christophe Revel, est aussi élogieux envers l'ex espoir formé à Caen. Il réexplique ainsi avoir insisté pour le faire venir au Stade Rennais, lui permettant de passer un cap dans sa carrière et de devenir un joueur reconnu en Ligue 1 : 

Ses mots, via 'Radio Roazhon' :

"Des listes de gardiens de but sont établies à chaque fin de saison, selon les situations contractuelles des gardiens que nous avons, leurs envies de départ éventuelles, les envies du coach, les évolutions. Cela ne se décide pas sur un coup de dés, on commence très tôt à travailler, en fonction des différents scénarios. On savait très bien que Nicolas Douchez allait partir, donc le coach Frédéric Antonetti avait émis des souhaits, dont Ospina, Ruffier et d'autres gardiens. Moi, j'ai glissé le nom de Benoît, et tout le monde m'a regardé en me disant, un petit peu : 'Non, mais attends'... Mais moi, j'ai insisté en disant que, plus que le gardien de but, je connaissais l'homme. Au-delà de ce qu'on observe de lui à la télé, j'ai été concurrent avec lui à Vannes, j'ai voyagé pendant des heures de bus avec lui, on s'est douchés ensemble, entraînés ensemble, on a fait des sorties ensemble ; pendant un an... Donc, connaissant presque mieux l'homme que le gardien de but, je savais où je pouvais l’emmener et comment on allait travailler. Alors, j'ai fait une liste de points forts et faibles, d'axes d'améliorations, méthodes de travail. Et comme Benoît était en fin de contrat et n'allait rien coûter...

J'ai donc un peu insisté, en disant que ce serait une bonne affaire, une vraie plus-value, humaine et sportive, avec surtout une grosse marge de progression. Cette année, avec Sedan, il est élu meilleur gardien de Ligue 2, et le soir, alors que je ne regardais pas la cérémonie, je reçois un coup de fil de Fredéric Antonetti, vers 22 heures, qui me demande si j'ai vu que Costil avait été élu meilleur gardien de Ligue 2. Je lui réponds que non, mais que ça ne m'étonne pas, et il me demande si je suis vraiment sûr de moi. Je lui dis que oui. Et le lendemain, Pierre Dréossi, le directeur sportif, me redemande si je suis vraiment sûr, car si ça ne marche pas il nous vire tous les deux (rire). Je suis resté sur mon avis, et je lui ai dit que si je devais être viré en septembre je le serai. En fait, je connaissais encore plus l'homme que le gardien, et donc je savais jusqu'où on pouvait aller, avec telle quantité de travail. Dans ma tête, tout était déjà prévu. Mais ce qui était surtout dur, c'est que pour sa première année de titulaire en D1, avec l'Europe, il a enchaîné 50 matches... Au Stade Rennais, je pense qu'un gardien qui a fait 50 matches dans une saison, il y en a peu."

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