Pascal Rigo : "On a échangé avec des gens du club"

Pascal Rigo : "On a échangé avec des gens du club"

Publié le - Par - Vente des Girondins

Il est le dernier nom sorti des médias (Top Girondins, Sud Ouest) en vue d'un intérêt pour le rachat du FCGB : zoom sur Pascal Rigo, en entretien dans Podcastine.

Cité dans les candidats au rachat des Girondins de Bordeaux, Pascal Rigo s'est présenté tout en revenant sur ses ambitions dans le média Podcastine :

"J'ai grandi du côté de Paillet (33) donc c'est ma région, mon territoire, mes racines. À chaque fois que je rentre en France j'y passe et c'est émouvant à chaque fois. Mon père était attaché de préfecture. Un diplomate. Ma mère était receveuse des Postes."

"Mon amour des Girondins de Bordeaux remonte à l'enfance. J'étais un passionné de football. Mon premier match à Lescure, je devais avoir 9 ans. Sinon j'écoutais à la radio. Bordeaux-Red Star était le premier match auquel j'ai assisté. Je me souviens la montée des escaliers et l'apparition d'un coup du vert du terrain. Je suis incapable de me rappeler du score de ce match mais ça je m'en souviens. C'était magique."

"Un joueur m'a personnellement marqué : Alain Giresse. Un immense joueur. De plus, il est originaire de Langoiran et sa mère était factrice donc elle se croisait avec ma mère. Son père, Jacques, nous entraînait."

"On a échangé cette semaine avec des gens qui sont proches du club. Que ce soit du côté administratif ou du côté Ultras, sur la réinvention d'un modèle de Socios mais à la bordelaise. Cela ne sert à rien de mettre la tête sous l'eau à des gens qui ont été impliqués dans un truc sans en comprendre le but aujourd'hui. Il faut essayer d'imaginer le futur ensemble pour s'en sortir et créer une dynamique incroyablement positive, sportive. Un club ne foot ne vit et ne meurt que par le sport. C'est aussi simple que ça. C'est l'encadrement sportif, l'investissement dans les joueurs, du partage. On ne va pas voir un match de foot pour se faire ch***, on y va pour voir du spectacle et voir les Girondins gagner. Il faut revenir à des fondamentaux et pour ça c'est extrêmement difficile quand on est dans le rouge, quand on a des dettes. Ce n'était pas prévu que ça se passe comme ça donc ces mecs-là il faut bien qu'ils trouvent des solutions. Cela peut passer par une société ou une personne extrêmement riche, et là on retombe dans le système d'aujourd'hui où malgré toutes nos idées, au final ce qu'on attend c'est un gros chèque. Nous on a une autre envie, que ce soit un vrai sport populaire, dirigé par des passionnés, ouvrir des dialogues entre nous."

"Je ne veux pas mettre trop de noms dans la bouche des supporters mais aujourd'hui, si'il y avait une transition à effectuer, un type comme Stéphane Martin... Je ne sais pas du tout. Je pense qu'il faut aussi se servir des forces en place. Stéphane est un gars que j'apprécie. Il adore les Girondins plus que tout, a déjà été président du club. Ses relations avec la ville, Florian Brunet, sont des relations de respect totales. ce sont des choses à prendre en compte. Plein de gens veulent que ce club soit un club extraordinaire à nouveau. Les noms d'Alain Roche et d'Alexis Gallice, ce sont des gens qui ont compté pour le club, qui l'ont en intraveineuse."

"Je n'ai pas qu'un mais plusieurs actionnaires. Cela dépendra du projet. Quel est le fond, l'associé, l'équipe... On veut aussi créer une passerelle entre un club de Ligue 1 et un de Major League Soccer. Parce qu'un club de MLS est en Ligue fermée : il ne descend jamais, les revenus sont constants et permet de limiter les risques sur des Ligues ouvertes comme en France avec l'épée de Damoclès de la descente. D'où cette idée d'impliquer un ou deux clubs de MLS mais aussi des universités américaines. Il y a aussi la section féminine qui est extraordinaire. Cela serait à voir autour de plateformes pour que nos féminines viennent aux États-Unis soit de manière éphémère comme cela a été fait, ou par la possibilité de jeunes joueuses américaines d'intégrer l'équipe. Tout cela fait partie des choses à ne pas oublier. Il y a tellement de choses à faire à partir du moment où  l'on a une méthodologie, une stratégie qui nous porte là où on veut aller. Il n'y a pas que notre projet, il y a aussi celui de Bruno Fievet. Tout ce qui compte c'est que les Girondins soient un superbe club français, bien organisé où on ait du plaisir à retourner au stade. C'est ça qu'il faut. Le reste n'a aucune importance."

Retranscriptions faites par nos soins