Jokers grillés pour les Girondins et Jocelyn Gourvennec

Jokers grillés pour les Girondins et Jocelyn Gourvennec

Le - La Rédac. - Par

Éliminés dès leur premier tour de Coupe de France, à Granville, alors qu'ils menaient au score à la 93ème minute de jeu, les Girondins ont essuyé un nouveau calvaire ce week-end. Un de plus.

Hélas, 2018 n'aura pas constitué le début de la rédemption. Bien qu'un seul match ait été joué pour l'instant et que la rédemption du FCGB puisse débuter dès ce week-end à Troyes, les Marine et Blanc ont repris leur football de fin 2017, en terminant leurs rencontres avec des scénarios toujours rocambolesques (trois expulsés hier, une égalisation à la 93ème minute) et surtout grotesques, indignes d'une institution comme le FCGB.

 

Des joueurs fades, des scénarios pitoyables qui creusent la honte du club

 

Remués d'entrée par l'US Granville, les Girondins ont commencé leur année 2018 en provoquant un pénalty et donc en se mettant à la faute face à une équipe de National 2. Si Benoît Costil a prouvé qu'il pouvait toujours toucher le ballon des mains en étant encore parfaitement décisif sur le coup, Bordeaux frôlait déjà la correctionnelle. À Granville, Jules Koundé a malgré tout signé une belle première : solide et précis dans la relance, le jeune bordelais a fait son match, tout comme Jérémy Toulalan, dont le retour au milieu a apporté un brin de stabilité supplémentaire dans une équipe en manque de repères ces derniers mois.

 

Pour le reste, rien ou pas grand- dchose : en recrutant le milieu "créateur" Soualiho Meïté, Jocelyn Gourvennec a déplacé Younousse Sankharé au poste d'ailier gauche. Un pari "gagnant" finalement puisque l'ancien guingampais a trouvé l'ouverture sur un centre de Lukas Lerager.

 

Devant composer sans quatre défenseurs (Lewczuk, Verdon et Jovanovic blessés, Pablo à court de rythme), et deux attaquants (Mendy et Laborde blessés et en reprise), Jocelyn Gourvennec avait peu de manœuvre à Granville. Cela ne l'a pas empêché de faire à nouveau débuter Nicolas de Préville seul dans l'axe, qui s'est signalé par des frappes hors cadre, un mauvais choix dans la surface et des coups adressés aux défenseurs à son marquage.

 

Au milieu, Valentin Vada est lui resté en Gironde. Devant son poste de télévision, le milieu argentin, dont le temps de jeu se réduit aux Girondins, a pu sacrément réfléchir à rejoindre l'Espagne (prêt). L'entrée de Jaroslav Plasil, préféré par Jocelyn Gourvennec en raison de toute l'expérience et de la motivation qu'il apporte au groupe, aura probablement poussé Vada à se demander combien de temps cela lui prendrait de faire quelques valises. Entré en jeu pour stabiliser l'équipe en fin de match, Plasil a été trop vite dépassé et expulsé pour s'être emporté envers l'arbitre à un moment où Bordeaux jouait déjà à 9 contre 11.

 

Car oui, avant cette expulsion, Youssouf Sabaly et... Thomas Carrique, entré en fin de temps réglementaire, s'étaient vus sortir du terrain après deux cartons jaunes reçus. Un match et une situation qui ont un très mauvais goût de Videoton pour l'ancien parisien, qui avait été expulsé au match retour en Hongrie.

 

Une direction effacée, un entraîneur dans le déni

 

Face à ce nouveau cauchemar historique, la direction du club semble, elle, effacée. Pour le moment ? Visiblement. On ne soigne pas un club à coup de réunions et de méthode Coué, à l'image d'un Jocelyn Gourvennec qui ne remet pas en cause ses choix et les matchs de son équipe et qui donne rendez-vous au match suivant pour la rédemption

 

Éliminé d'entrée en Europa League après s'y être qualifiés grandement grâce aux deux victoires en coupes nationales du PSG, Bordeaux avait déjà flingué sa saison d'entrée d'exercice. Le début de championnat avait mis un beau pansement sur les dommages causés, mais tout cela est rapidement retombé après la défaite à Paris. Au 8 janvier, les Girondins de Bordeaux se sont également faits sortir d'entrée des coupes nationales ; et pas à Paris et Monaco, mais bien à Toulouse et Granville !

 

S'il paraît toujours facile de pointer l'entraîneur du doigt et de réclamer sa tête pour espérer une nouvelle mue, il est aujourd'hui impossible de nier ne serait-ce qu'une petite part de responsabilités de la part de Jocelyn Gourvennec.

 

À la tête de choix forts durant ce mercato et les derniers mois de la saison dernière, comme le départ (étouffé) de Cédric Carrasso, le passage en force pour Nicolas de Préville quand tout était acté pour l'arrivée de Luuk de Jong - rien ne nous dit, tout de même, que l'international néerlandais aurait fait un carton plein aux Girondins - l'entraîneur girondin a aussi poussé des joueurs vers la sortie, comme Frédéric Guilbert à Caen, Nicolas Pallois à Nantes et peut-être très prochainement Valentin Vada.

 

Pour quels résultats ? Et quid des rôles d'Ulrich Ramé, Alain Devesleer et Stéphane Martin à l'heure d'aujourd'hui ?

 

Si, selon nous, il n'est pas de notre rôle d'imposer via nos écrits - et ici un article rédigé par une personne - une pensée unique à nos lecteurs, car chacun doit se faire son avis, nous souhaitons au plus tôt voir le club se redresser vers les valeurs réelles du FCGB.



Crédit image : Girondins.com