Gérard Lopez : "Le mercato n'est pas terminé"

Gérard Lopez : "Le mercato n'est pas terminé"

Publié le - Par - Interview

Au lendemain du 31 août et de son premier mercato estival, Gérard Lopez a fait un point complet sur cinq semaines très mouvementées aux Girondins.

Avant la série de questions, Gérard Lopez a tenu à prendre la parole. Aux journalistes, supporters, staff et... joueurs, le propriétaire des Girondins a remercié son équipe en place et son activité énorme fournie ces dernières semaines.

Ensuite, Gérard Lopez a eu des pensées pour Jackson Porozo et Mostafa Mohamed :

"C'était deux joueurs qu'on voulait faire. On est triste pour un en particulier : Mostafa Mohamed. Jackson Porozo reste lui dans un club que l'on connaît bien. La porte n'est pas refermée : c'est un joueur qui pourrait nous rejoindre en janvier ou plus tard. Pour Mohamed, si on avait été au courant des complexités entre Galatasaray et Zamalek, on ne se serait pas lancé. On a été surpris par ça. Ce qui me fait mal au coeur, c’est pour le joueur : je suis touché et triste. Ce sont les aléas du football, c'est dommage, surtout pour lui. Ça m’a fait de la peine."

Le propriétaire des Girondins a pu savouré le mercato réalisé avec près de 20M€ de bénéfices, pour "un peu moins de la moitié de dépensé" :

"C'est un mercato pour tous les clubs, en général, plus compliqué que l’année passée. Je n’ai pas encore les statistiques mais financièrement il devrait être plus faible. Pour les Girondins, on a fait un bon mercato. On a dit qu’il y aurait entre 7 et 9 arrivées : il y en a 8-9 suivant comment on compte Yacine Adli. Il y eu des départs, des ventes, des contrats résiliés, des prêts... On savait qu’on était sur une mission au départ de sauvetage du club et nettoyer quelques variables passé. On a vendu, plus avec la signature de Laborde, on ne doit pas être loin des 20M€, on dépense moins de la moitié. On a très bien travaillé avec l’équipe et la DNCG. À aucun moment on n’aurait eu un joueur qui n'aurait pas été accepté. Ils ont été réactifs."

"Côté sportif, on a gardé le vestiaire avec l'expérience qu’il fallait : Ben Costil par exemple aurait pu partir au début du mercato. Les arrivées renforcent le modèle que l'on veut mettre en place : une colonne vertébrale où de l'expérience est apportée avec un joueur comme Fransergio et des joueurs plus jeunes et pas connus en France qui peuvent surprendre. Maintenant, il faut beaucoup travailler pour créer une homogénéité."

"Je pense qu’après le PSG on a été les plus actifs sur ce mercato. Un mercato parfait cela aurait été de signer un ou deux joueurs en plus. On est partis dans cette aventure il y a 5 semaines : le travail fourni est superbe. Il y a eu une réduction de la masse salariale aussi. En général, on a rajouté de la qualité, de la concurrence, de la jeunesse aussi et financièrement on s’y retrouve."

Pour autant, Bordeaux reste attentif aux différents marchés des transferts. "Tous ne sont pas terminés" rappelle Gérard Lopez. Il n'est pas exclu que certains joueurs aux temps faibles de jeu changent de destination par exemple. En revanche, il n'y aura pas de départ dans la colonne vertébrale de l'équipe selon G. L. Dans l'autre sens... l'arrivée prochaine d'un avant centre n'est pas à exclure :

"Ce qu’il nous manque dans des matchs spécifiques, c'est quelqu’un qui peut garder le ballon sans qu’on créé beaucoup de jeu car il ne s’agit pas tout le temps de faire du beau jeu. Il ne nous manque pas de la qualité mais des centimètres devant. C’était un choix de profil. Il y a encore l'histoire des jokers, les mercatos ne sont pas fermés partout. On va continuer à regarder si on peut faire quelque chose. Mais on a ajouté du danger sur les côtés : en théorie on devrait être capable de marquer de plus. Si une opportunité se présente, on l’étudiera et ce ne sera pas forcément pour un titulaire : cela pourra être un joueur qui est capable de rentrer pour tenir le ballon. On avait deux types de profils : des jeunes et plus expérimentés. La porte n'est pas tout à fait refermée même si en ayant fait deux joueurs de couloir + Hwang cela devient moins important. Mais si opportunité se présente, on la fera."

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