Après Nîmes, la théorie de l'accident ou une animation à revoir pour les Girondins ?

Après Nîmes, la théorie de l'accident ou une animation à revoir pour les Girondins ?

Publié le - Par - La Rédac.

Battus pour la 3e fois de la saison pour autant de fois où ils ont été menés au score, les Girondins sont rentrés de Nîmes avec du pain sur la planche.

S'ils ont perdu leur place de leader, la situation comptable est, bien sûr, loin d'être dramatique avec ce seul accroc même s'il faudra se reprendre contre Pau en Championnat.

Chahutés d'entrée à Nîmes, les marine et blanc ont été surpris, eux qui s'attendaient peut-être à une après-midi tranquille chez une équipe de bas de tableau. Si elle n'a rien d'inquiétant, ce revers dans le Gard symbolise toutefois plusieurs maux : depuis plusieurs matchs, le FCGB ronronnait et affichait des déceptions dans secteur de jeu quoiqu'en dise officiellement David Guion. Se contenter de jouer le contre à domicile face à Annecy par exemple, n'avait rien d'emballant même si le tableau du score donne raison à l'entraîneur bordelais.

Après 14 journées de Championnat, l'effectif bordelais s'épuise-t-il ? Probablement. Pour autant, celui du Havre est en forme et Bordeaux, en intégrant ses recrues tardivement, possède aujourd'hui de belles solutions sur le banc.

Le match à Nîmes a toutefois fait bondir les observateurs de l'animation du jeu des Girondins. Bousculé dans les duels, Tom Lacoux est finalement sorti blessé à la mi-temps. À ses côtés, Danylo Ignatenko, passé pas loin d'un nouveau carton jaune vers la 20e minute de jeu où il bouscule un joueur adverse, a été à nouveau brouillon. L'énigme permanente se nomme Fransergio. L'expérimenté milieu de terrain enchaîne les titularisations et les matchs peu convaincants. Une passe décisive et un but (tout fait) en 13 matchs joués. Beaucoup trop faible pour un joueur dont la communication positive faite autour de lui s'essouffle prestation après prestation.

Au final, de ces trois milieux moyens, ne sort rien d'extraordinaire. Quand on ajoute un match moins bon pour un ailier comme cela peut arriver avec Zuriko Davitashvili où Dilane Bakwa, voire un Alberth Elis nonchalant, le pauvre Josh Maja a encore moins de ballon pour briller. Surtout quand il ne cadre pas ses actions dans le jeu à l'image de sa tête à Nîmes.

Alors quelles solutions pour David Guion ? Plaider la baisse de régime et relancer les mêmes joueurs contre Pau suivant les éléments disponibles ? Changer en partie son milieu ? Ou revoir carrément le système de jeu en troquant un milieu à trois contre un à quatre par exemple ?

Difficile à dire. Peut-être qu'il faudrait mélanger un peu ces différentes données. Il y a aussi la carte jeunes. En prenant ligne par ligne, autre qu'au milieu de terrain, le retour de Malcom Bokele pourrait peut-être relancer un peu de peps dans le couloir droit bordelais. Au milieu, Issouf Sissokho est souvent cantonné au banc. Emeric Depussay mérite plus que ses traditionnelles 5-10 minutes de jeu. Sur les ailes, Logan Delaurier-Chaubet ronge aussi son frein. Devant, Aliou Badji n'a pas imposé sa titularisation mais il reste une solution sur laquelle David Guion pourra s'appuyer.

Avec deux matchs au compteur d'ici une trêve bien méritée, David Guion n'aura pas de quoi grandement s'inquiéter. À ce stade, son Bordeaux est bien placé en Championnat mais il lui restera à défier de grosses écuries dont Amiens, Sochaux ou encore Le Havre. Et d'ici là, le niveau devra s'être élevé.