William Prunier : "A Bordeaux, j’ai eu un souci avec une personne dans le club et donc j'ai résilié"

William Prunier : "A Bordeaux, j’ai eu un souci avec une personne dans le club et donc j'ai résilié"

Le - Anciens- Par Aymeric

Lors d'un entretien fleuveaccordé à So Foot, sur sa carrière atypique et le football des années 90/2000, William Prunier a évoqué son départ des Girondins de Bordeaux, où il a joué au milieu des années 90, après Auxerre et... Marseille.


"Quand je suis allé à Manchester, j’étais, à cette époque aux Girondins de Bordeaux. C’était ma deuxième année là-bas et, au bout de cinq mois, j’ai eu un souci avec une personne dans le club. Je n’ai pas accepté la sanction que j’ai reçue et j’ai décidé de résilier mon contrat. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé sans rien. Mon agent a alors commencé à me parler d’un intérêt du Celta Vigo. C’était un beau challenge, qui m’intéressait. Bam, deux jours après, il me rappelle et me dit : « On va attendre un peu pour le Celta. Manchester United cherche un défenseur ! ». Ils voulaient me voir à l’essai pendant dix jours. Voilà comment je me suis retrouvé là-bas et, derrière, j’ai signé un contrat de deux mois avec un protocole d’accord où je devais signer ensuite trois ans. J’ai fait mes matchs et il y a eu un problème de pognon.


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(...) Je pensais que j’étais fait pour le football anglais, où j’avais vraiment envie d’aller jouer un jour dans ma vie, et il y a eu cette opportunité qui m’a permis d’y toucher. Mais se retrouver à Manchester United... Alors là, je n'y aurais jamais cru. Même Éric Cantona, avec qui j’étais à Auxerre, ne savait pas que j’allais signer.


(...) La presse, je m’en suis toujours protégé. Comme une putain de carapace. Car je n’avais pas besoin de m’exprimer pour faire ma carrière. Je n’avais pas besoin de ça, même si je sais que ça aide aussi. Certains s’en sont servis, mais moi je me contentais d’utiliser mon étiquette de con, de tueur, de fou. On m’a tiré dans les pattes, mais j’étais quand même international (une sélection, ndlr), j’ai joué dans les plus grands clubs français, mais j’en ai pris plein la gueule. Alors, si la presse m’avait aidé, j’aurais été un monstre. Ce que j’ai voulu faire, je l’ai fait, j’ai touché à tout."


Actuel coach de la réserve de Montpellier, Prunier n'aura donc pas réussi à percer à l'étranger (Manchester United et Naples, notamment), mais sera revenu terminer son parcours de joueur à Toulouse, aidant le club à remonter et à se stabiliser en L1.

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