Planus : "Je considère Jean-Louis Triaud comme mon second père"

Planus : "Je considère Jean-Louis Triaud comme mon second père"

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Toujours dans son entretien à L’Équipe, le futur ex bordelais Marc Planus s'est, encore une fois, replongé au cœur de son histoire avec les Girondins, en équipe première cette fois. L'expérimenté défenseur du FCGB a évoqué la façon précise dont Laurent Blanc l'a persuadé de rester à Bordeaux quand il doutait et l'a mis en valeur, ainsi que la relation qu'il avait avec le duo Blanc-Gasset. Enfin, c'est à un autre Jean-Louis qu'il a rendu hommage, Triaud en l’occurrence, soit le seul président qu'il aura connu en Gironde, et avec qui il avoue un lien très fort :

"J'ai failli aller au Celta Vigo en 2006, puis à Auxerre, l'année d'après. Je n'avais pas plus d'affinités que ça avec Ricardo (entraîneur des Girondins de 2006 à 2007). Il valait donc mieux que notre collaboration s'arrête là. Quand Blanc arrive, Jean-Pierre (Bernès, son agent) me dit alors : « Attends jusqu'à demain soir ». Le lendemain après-midi, Laurent Blanc (le successeur de Ricardo) m'appelle. Je suis scotché. C'est une de mes idoles. Il me dit : "Passe au château (du Haillan)". J'y vais, il prend une feuille et griffonne Chamakh devant, Micoud en 10, Ramé dans le but... "Regarde, tu fais partie de mon projet. Je vais te construire un bouclier, avec une sentinelle devant (Diarra) et un joueur qui va compenser toutes tes faiblesses à côté de toi (Diawara), qui va faire jouer l'équipe". Blanc avait évolué à mon poste et il pouvait me faire grandir. Je suis resté. D'ailleurs, c'est lui qui m'a amené en équipe de France (1 sélection et 1 place dans les 23 lors de la Coupe du monde 2010).


https://images.sudouest.fr/2015/05/10/57eb912b66a4bd7760c08db2/default/1000/le-dernier-hommage-du-club-en-presence-de-jean-louis-triaud.jpgFabien COTTEREAU - Sud Ouest


(...) Au niveau du foot pur et dur, c'est avec Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset (son adjoint) que j'ai mes meilleurs souvenirs. Il est difficile de les dissocier. Ce ne sont pas des tordus. Avec eux, j'ai notamment ressenti une adrénaline si indescriptible en devenant champion de France à Caen (1 but à 0, le 30 mai 2009), à l'issue d'un final surréaliste avec l'OM. Les gens disent qu'ils n'ont pas su inverser la tendance (lors de leur troisième et dernière année, ndlr). Dans ces cas-là, des entraîneurs deviennent paranos, tapent sur tout le monde, s'échappent face à leurs responsabilités. Eux, ils se sont battus, sont restés très dignes, et ils n'ont jamais craché sur nous, les joueurs. Blanc et Gasset n'ont pas fait les girouettes. Et ça, dans notre milieu...

(...) J'ai un regret, celui de me dire que je n’aurai plus Jean-Louis Triaud au-dessus de moi. Il m’a toujours soutenu. Il est plus qu’un président à mes yeux. Je le considère comme mon second père.

(...) Eric Sikora avait déjà réussie une grosse carrière à Lens. On a eu une bonne étoile, celle d’être nés au bon endroit, là où un club met les jeunes de la région en avant. Sans être idéaliste, j’espère qu’il y en aura d’autres comme nous."

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