J. Cazarre : "Un concours du président qui fera le truc le plus con"

J. Cazarre : "Un concours du président qui fera le truc le plus con"

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Hier soir, à l'antenne d'RMC, l'humoriste foot Julien Cazarre a recommencé à s'en prendre aux Girondins de Bordeaux (mais pas que...), dans sa chronique, tout en ironie, sur le côté inhumain et déconnecté des nouveaux dirigeants des clubs français :

"Est-ce qu'on ne va pas finir, en fait, par les regretter nos présidents de Ligue 1 à l'ancienne ? L'époque de Bernard Tapie, si on fait les comptes, elle était pas si mal ! Pareil pour l'époque Loulou Nicollin ! (...) Là, l'histoire de Bordeaux qui fait payer 1 500€ aux clubs amateurs pour les parrainer, mais c'est affligeant. Les dirigeants bordelais les font toutes... Mais les Américains, c'est des génies (rire) ! Puis je les comprends. Moi, je fais régulièrement venir des sdf chez moi, pour manger, mais c'est payant : 50€. Alors je comprends la technique de Bordeaux, et c'est plutôt bien vu. Il n'y a pas de petits profits... Mais en fait, t'as l'impression qu'il y a un concours de présidents à celui qui fera le truc le plus con. Et là, Bordeaux, c'est pas mal ; franchement. Mais j'attends Nasser (Al-Khelaifi), car il est calme en ce moment du côté de Paris. Eyraud, il a quand même mis la barre très haut, à Marseille, avec ses PowerPoints ; mais là, DaGrosa et ceux qui suivent, c'est pas mal... Bordeaux attaque fort.

(...) Avec un beau montage et une belle musique, on peut faire avaler n'importe quoi à des gogos comme nous. (...) Quand on fait le tour de France des présidents de clubs de Ligue 1, on se rend bien compte que notre championnat a perdu ses gouailleux d'antan, tous ses présidents paternalistes à l'ancienne, mais vraiment historiques. (...) Maintenant, Aulas, à Lyon, il parle à ses actionnaires et pas à nous, aux gens du foot. (...) Le président des Girondins de Bordeaux, mais on ne sait plus trop qui c'est. Et il est téléguidé à distance par un consortium de fonds d'investissement américains qui a récupéré le club dans un package avec une marque de slips et de la mousse à raser. Ce club, tout le monde s'en branle et il ne ressemble plus à rien. Ensuite, Rennes, ça appartient à un milliardaire radin - un très grand concept français ça ! Comme le milliardaire pauvre -... Et alors Saint-Étienne, c'est le monstre à deux têtes. Donc à un moment donné, il te reste quoi ? Bah le FC Nantes avec Waldemar Kita et son entreprise d'agrandissement de pénis ; à défaut d'agrandir un palmarès... Finalement, les présidents à l'ancienne, c'est qui ? Caillot à Reims ? Le fils Nicollin, Laurent, à Montpellier ? Mais il n'y en a plus !

Avant, sans les réseaux sociaux, c'était différent : on s'en foutait. Le bon Claude Bez, il arrivait au Vélodrome avec sa Rolls Royce rose et sa grosse moustache de Staline - plus les manteaux de fourrure qu'il offrait aux arbitres, car il avait peur qu'ils aient froid -. Lui il avait de belles intentions d'un président à l'ancienne. Comme les montres en or en cadeaux, pour que les arbitres arrivent à l'heure. Bernard Tapie à l'OM, c'était pareil. Il avait compris que Neymar c'est pas après la remontada qu'il faut l'acheter, mais avant, quand il est toujours au Barça. C'est beaucoup plus efficace quand même... Je ne parle même pas de Francis Borelli, le romantique parisien, avec son PSG dans le cœur, prêt à embrasser une pelouse après un match. Mais maintenant, tous ces présidents qui puaient le foot et nous faisaient rêver on ne les a plus. On aimait les détester ou on détestait les aimer... Enfin, c'est pas grave, car maintenant on a des ectoplasmes gestionnaires du football, qui font du trading ou de l'exploitation d'image en vue de retombées financières liées au merchandising et à la mise en valeur de la marque au niveau international. Même moi, je me suis fais chier en le disant... Je me suis endormi en l'écrivant, aussi. Alors arrêtez avec ces charlots venus du pays des chicken wings ou de la salade de tofu et rendez-nous nos présidents passionnés ; même des escrocs ou des salauds ! Des gros avec des chemises à carreaux, du poil sur le gros bide et la moustache qui suinte. De toute façon, on gagnera pas la Coupe d'Europe et on sera toujours des clubs de merde, et donc on veut que ces mecs-là reviennent dans le game pour, au moins, pouvoir habiter avec Miss Poitou-Charente plutôt que de faire un Skype avec Miss Monde ! Je vous laisse réfléchir là-dessus."

Retranscription de 'L'After Foot' faite par nos soins

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