Gérard Lopez : "Mouscron ? Je les ai aidés à la place du LOSC qui n’a plus payé"

Gérard Lopez : "Mouscron ? Je les ai aidés à la place du LOSC qui n’a plus payé"

Le - Interview- Par Julien

Lors de son passage à l'émission Rothen s'enflamme (RMC), Gérard Lopez s'est exprimé sur la situation de l'Excel Mouscon qu'il a laissé en faillite.

Le président et propriétaire des Girondins met en avant le fait qu'il était venu, à la base, sur quelques mois mais que la durée s'est étendue :

"Si on reprend tout, Mouscron a été un club qui a déjà été en faillite il y a peu de temps. Ils l’étaient à nouveau quand ils ont entamé les discussions avec nous. Ce club servait de plateforme à la deuxième équipe du LOSC, avec des charges patronales et sociales pour des joueurs, qui étaient bien inférieures à ce que payait Lille pour un club de cinquième division, pour pouvoir jouer en D1 Belge. Ce n’était pas mon club, c’était le club B du LOSC. Ils le savent, ça leur a été présenté de cette façon. Ce qui m’a été demandé, c’est d’aider encore un tout petit peu, environ 2-3 mois, histoire de trouver un repreneur. Je l’ai fait, à la place du LOSC, qui n’a plus payé ses factures. Ça a duré toute la saison. Finalement on est arrivé à la fin de la saison, et ce n’est pas mon obligation personnelle de me substituer à ceux qui ne paient pas leurs factures. Je n’ai pas de problèmes à dire qu’Olivier Létang est responsable de ne pas avoir payé."

Gérard Lopez s'exprime aussi sur le LOSC et Boavista qu'il a repris dans des situations particulières :

"Parmi les clubs que j’ai repris, le LOSC aussi, aucun ne brillait par des finances extraordinaires. C’était des clubs qui, à la reprise, étaient en difficulté, avaient des dettes, avaient du mal à exister et ne pouvaient plus payer… Ce que j’ai toujours dit, je ne m’en cache pas et je continuerai de le dire malgré les critiques que je reçois, c’est qu’on ne peut pas simplement fonctionner avec une billetterie, des sponsors et des droits TV, si vous avez une taille qui est bien au-delà de ce que tout ça peut apporter. Quand j’ai repris Boavista, il y avait 54M€ de dettes. On en a remboursé un gros paquet, mais personne n’en parle. Les joueurs qui ont été recrutés, qui ne sont pas des choix d’Admar Lopes, n’ont pas donné satisfaction. Je ne gère pas le club. Le président a choisi de traiter certains dossiers d’une certaine façon. Le club a reçu l’autorisation de disputer le championnat cette saison, puis viendra plus tard, l’autorisation de recruter. C’est la cinquième équipe portugaise que j’ai sauvé de l’abandon. Je pense que le président a dit suffisamment de fois que l’argent investi, c’est beaucoup, et ça a permis de sauver un club voué à la disparition. Les gens qui me critiquent sur ce sujet, sont des personnes qui n’ont jamais mis un sou dans quoique ce soit, qui ont la critique facile, car critiqué ce n’est pas payé. Ils ne connaissent pas les dossiers. Quand ils arrivent à Boavista, ils disent qu’il reste trois semaines au club pour tenir avec une telle dette et que deux ans plus tard, ils sont en première division avec de bons joueurs, ils commencent à en développer certains, l’équipe U13 a été championne, les U17 sont montés en première division… Personne n’en parle car c’est de la critique facile. Je suis arrivé dans le football en France. Certains sont là depuis 25 ans et n’ont jamais gagné un titre. Moi, qu’on le veuille ou pas, je suis arrivé, j’ai eu une première année compliquée, mais ensuite, la deuxième année on s’est qualifié en Ligue des Champions, la troisième année en Coupe d’Europe, puis au bout de la quatrième on a été champion de France. Même si l’aventure s’est arrêtée en décembre, ça reste mon équipe, mon entraîneur, mon directeur technique, etc."

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