Diawara, ce "bâtard" qui plaisait tant à Gasset

Diawara, ce "bâtard" qui plaisait tant à Gasset

Le - Anciens - Par

Nouvel extrait "choc" de l'interview de Souleymane Diawara accordée à So Foot. Le site du magazine spécialisé nous publie ainsi le passage où l'ancien défenseur central de Marseille et Bordeaux raconte comment Jean-Louis Gasset, adjoint de Laurent Blanc sur le banc du FCGB, l'avait incité à bien rester lui-même dans sa vie privée, qu'on sait assez "décousue", pour être - paradoxalement - plus performant sur le rectangle vert.

« Peut-être que si j'avais été un professionnel qui dort à 23 heures max, qui mange équilibré, qui ne boit pas, qui ne sort pas, je me serais pété de partout… Quand j'arrive à Bordeaux, le premier match, on reçoit Le Mans. Le match le plus pourri de ma carrière. Je me dis : "Bon, j'arrive à Bordeaux, je viens de Londres, ville qui bouge, là on se calme". Il se passe un mois, deux mois, et là Jean-Louis (Gasset) me convoque : "Dis-moi papa, qu'est-ce qu'il y a ? T'as changé quelque chose dans ta vie ?". Je lui explique que je ne fais plus le fou, que je ne sors plus.

Le dimanche, on jouait contre le PSG. Il m'a dit : "Je veux que tu reprennes ta vie de bâtard, que tu sois celui qu'on a recruté"
. Le jeudi, ça bouge à Bordeaux, c'est étudiant, alors je sors dans le resto de Lilian Laslandes. De la bonne cuisine, qui tient bien au corps, bonne ambiance, ça bouge, les femmes… Je rentre à 2 heures, je dors, je suis K.O... Dimanche, on gagne 3-0, je marque. Gasset, à la fin du match, vient me parler : "Qu'est-ce que je t'ai dit, c'est ça que je veux !". Fallait me le dire avant… »

NB :
Ce cher "Souley" a la mémoire troublée. Son arrivée à Bordeaux date de 2007, et ses deux buts contre le Paris Saint-Germain sont marqués en 2008/09 (4-0 en Ligue 1 et 3-0 au Parc des Princes en Coupe de la Ligue). Lors de la saison 2007/2008, Bordeaux avait gagné 3-0 contre le PSG (triplé de Wendel, en mars 2008) et l'avait aussi emporté 2-0 au Parc (buts de Micoud et Bellion en septembre).

Diawara, ce "bâtard" qui plaisait tant à Gasset

En continu