M. Chamakh : "Je n'ai pas voulu attendre : j'ai choisi le Maroc"

M. Chamakh : "Je n'ai pas voulu attendre : j'ai choisi le Maroc"

Sur le plateau de "L'Expresso" (beIN Sports), l'ex attaquant des Girondins, Marouane Chamakh, a expliqué les raisons de son choix pour la sélection marocaine, dont il a porté les couleurs entre 2003 et 2014 (64 sélections, 18 buts et 5 passes) :

"Intégrer la sélection marocaine, c'est quelque chose que je voulais faire depuis que je suis petit. J'avais intégré l'Équipe de France en jeune,s car je ne connaissais pas bien le Maroc aussi. Je ne connaissais ce pays que par l'intermédiaire de mes parents et une fois tous les 2 ou 3 ans on y passait quelques semaines. Mais je connaissais peu ce pays. Mon éducation a fait que je voulais plus m'approcher de ma culture et j'ai choisi le Maroc parce que ce sont mes racines, ma culture, parce que c'est moi. Même si je suis né en France et que je me sens Français... je me sens aussi Marocain, et dans ma tête c'était la sélection marocaine."

L'ancien bordelais est, aussi, revenu sur son retour au pays après la finale de Coupe d'Afrique des Nations perdue face à la Tunisie (2004). Malgré leur échec, Marouane Chamakh et ses coéquipiers ont été accueillis en héros par leur peuple :

"Là, c'était vraiment une fierté pour mes parents. Quand l'heure est arrivée de choisir entre la France et le Maroc, ils ne m'ont rien dit et m'ont laissé le libre choix. Quand je leur ai annoncé mon choix, j'ai senti qu'ils étaient vraiment fiers de cette décision. (...) L'engouement du public m'a vraiment surpris, oui. Je suis devenu une coqueluche sans savoir pourquoi, car moi et d'autres joueurs on attirait les convoitises, dont celles des sponsors. C'est quelque chose que j'avais accepté car je suis naturellement proche des gens, je suis moi-même, je ne force pas les choses et c'est peut-être là où ils se reconnaissent un peu aussi. Il y a aussi le fait qu'à 19 ans j'avais choisi directement le Maroc alors que j'étais en Équipe de France. À l'époque, la question des double-nationalités se posait à peine et moi je n'avais pas voulu attendre. J'ai choisi directement et par l'intermédiaire de mon agent, Mounir, qui est encore mon agent aujourd'hui. Il avait tout fait pour que tout se passe bien dans mon intégration."

Retranscription faite par nos soins

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