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Stéphane Martin : « On sait qu'on n'est pas très original en le faisant, on n'en est pas fier »

Stéphane Martin : « On sait qu'on n'est pas très original en le faisant, on n'en est pas fier »
3 avril 2018 à 13:22Aymeric

Invité de ‘Soir de Foot’ (GOLD FM), en fin de semaine dernière, le président des Girondins de Bordeaux, Stéphane Martin, en plus de faire son bilan ‘humain’ de sa première année à ce poste, a été interrogé sur la décision la plus dure à prendre pour lui. Sans grande surprise, il a répondu qu’il s’agissait du renvoi de Jocelyn Gourvennec et de son staff technique, le 18 janvier dernier.

 

« C’était une décision difficile, ouais… L’aspect humain, ça a été très dur, pour l’ensemble des salariés du club, parce que ce staff était, je pense, unanimement apprécié par l’ensemble des salariés du club, pour tout un tas de raisons. Il y avait, je crois, beaucoup de respect mutuel, de proximité, entre le staff et tous les employés du club ; ce qui n’avait pas forcément été le cas tout le temps… Après, on touche là à la spécificité du football : le fait d’être amené à prendre une décision concernant un staff qui, non seulement, à des qualités humaines, mais dont on était aussi très positif quant à la qualité du travail et à la qualité… ‘intrinsèque’ on va dire. Dans une entreprise traditionnelle, si on a des cadres moins performants sur une période de 3 mois mais dont on est à peu près certain de la valeur on se dit que c’est une tempête à passer et que, à la limite, ça les rendra plus forts pour le futur ; mais dans le football, malheureusement, on est parfois amené à provoquer le fameux électrochoc. Parce que, finalement, il n’y a plus d’autre moyen que de changer les entraîneurs. Et c’est vrai que ce n’est pas simple, car il y a des qualités humaines et professionnelles derrière les hommes dont on se sépare.

 

Je pense que l’ensemble du club, de la direction, et même l’actionnaire, étaient convaincus de ces qualités. Maintenant, on a vécu une période… Un trou noir. Et, bien évidemment, on est loin de croire que les entraîneurs étaient les seuls fautifs. Mais à un moment, on se dit, même si c’est un cliché, que seul ça peut provoquer un électrochoc. Quand on a épuisé les ressorts avec les joueurs, on n’a plus eu d’autre choix… On sait qu’on n’est pas très original en le faisant, on n’en est pas fier ; mais c’est un choix que tous les clubs font parce que on ne peut pas en faire d’autre en changeant tout un effectif au mercato. »