Jean Lassalle : "Malheureusement, Marouane Chamakh ne m’a pas écouté"

Jean Lassalle : "Malheureusement, Marouane Chamakh ne m’a pas écouté"

Après Philippe Poutou, un autre des candidats à la présidentielle a été questionné par So Foot sur sa vision du football et a avoué avoir un gros faible pour les Girondins de Bordeaux. Il s'agit de Jean Lassalle, Béarnais d'origine, qui soutient donc le club de foot majeur de la région Aquitaine, et a des choses à dire à ce propos, notamment sur son amitié avec... Marouane Chamakh, qui s'était engagé politiquement à ses côtés sur une élection locale.


"J'ai été fan des Girondins dès que j’ai appris qu’ils existaient. Vers mes 20 ans. Ils n'étaient pas mauvais ! J’aime les équipes qui gagnent assez régulièrement, celles qui sont spectaculaires. Mais aussi les équipes qui perdent, mais avec du panache. (...) À l’époque, quand Marouane m'a rejoint, les Girondins de Bordeaux avait une équipe énorme. Qui battait tout le monde. Moi, je m’étais présenté un peu tard. Environ trois semaines avant l’élection. Il fallait faire une liste. Tout le monde disait : « Il faut des personnalités ! ». Je n’étais pas donné favori. Je n’étais même pas à 1%. J’allais voir les Girondins. Je connaissais très bien la secrétaire personnelle d’Alain Juppé, laquelle me mettait en tribune d’honneur. Puis ce gars, il marquait à tous les coups ! Là, j’ai dit à mes copains : « Mais quelqu’un connaît ce garçon ? »... Je l’ai vu le lendemain.


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(...) En fait, ce gars-là, il était déjà fan de moi. Originaire du Lot-et-Garonne. Donc il commence à me dire qu’il ne faisait pas de politique. Il avait peur que ça le desserve un petit peu. Alors il me disait qu’il ne pourrait pas venir aux réunions. Je le lui ai dit : « On s’en fout ! Tu seras notre ambassadeur là-bas ! Quand tu es de passage, je ferai une réunion plénière et on te demandera des autographes. On les signera toi et moi ». À la fin du repas, il me dit oui, mais qu’il allait partir à Arsenal avec Arsène Wenger. Je lui ai dit de ne surtout pas le faire ! À Bordeaux, c’était un dieu vivant. Il était en pleine bourre ici. Je lui ai dit : « Ne fais pas cette connerie, mon pauvre ! Fais un an ou deux de plus, pour ta confiance. Puis après il faut que tu ailles au Real ou bien à Munich. Mais va dans une très, très grande équipe ». Parce que c’est plus facile de réussir que dans ces équipes intermédiaires. Surtout avec un entraîneur français. Malheureusement, il n’a pas écouté."


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