« Vous avez l’effectif le plus rigolo de L1 »

1. Quel est ton regard d’ensemble sur le club de Bordeaux en général et sur l’équipe actuelle des Girondins ?

B : L’image que j’ai de Bordeaux est celle d’un club qui n’a pas su gérer l’après Laurent Blanc. Toute la colonne vertébrale est partie, les manchots sont restés, et des joueurs comme Planus qui brillaient à en devenir internationaux grâce à l’apport de leurs coéquipiers sont devenus des joueurs quelconque quand tout s’est brisé. J’imagine à quel point cela doit faire mal au cœur aux Girondins qui ont connu Diawara, Diarra, Gourcuff ou Chamakh de voir ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. J’imagine que cela doit être encore plus douloureux en regardant l’effectif actuel.

Ma vision du groupe bordelais est celle d’un effectif composé pour moitié de bons joueurs de Ligue 1 et pour moitié d’anti-héros absolus. Il n’y a pas de véritable taulier a part peut être Carassso, pas mal de joueurs a la carrière oscillant entre l’atypique et le dégueulasse, et un entraineur un peu bizarre. Gillot me rappelle Antonetti dans son attitude, ses méthodes, et les limites de son approche. Ça peut marcher mais il faut toujours tirer sur la corde, et a force de tirer sur la corde ça finit par péter. Maintenant, tant que Bordeaux continuera d’amasser les points contre les « petits », a défaut de pouvoir titiller les gros, ça tiendra debout… Il est temps que Francis s’en aille, non ?

RT : Incompréhension totale envers ce truc. Qu’est-ce que c’est que ce club qui parvient à gagner si souvent cet autre truc bizarre qu’on appelle trophées ? Quand je vois que vous arrivez même à gagner un championnat avec Elie Baup entraîneur, Lilian Laslandes et François Grenet titulaires, je vous suspecte d’avoir conservé l’héritage de Claude Bez. Même avec un entraîneur dépressif, vous arrivez à gagner la coupe de France. Un putain de mystère de péquin ! Incompréhension totale, mais sympathie quand même parce qu’un club qui a joué avec Sylvain Wiltord et Jean-Claude Darcheville ne peut pas être foncièrement mauvais tant qu’il ne joue pas en jaune et vert.

Pour l’équipe actuelle, je suis partisan du  »mieux vaut en rire que de s’en foutre ». Honnêtement, je pense que vous avez l’effectif le plus rigolo de ligue 1 entre les gros, les feignasses, les espoirs sans avenir, les tout simplement mauvais et l’incroyable Cheick Magic Diabaté qui me donnerait presque envie de voir les matches des Girondins. J’ai dit presque, hein. Faut pas exagérer non plus. J’ai pas regardé 5 minutes de match des Girondins depuis la réception de Lorient. Et c’était vraiment pour passer le temps entre deux 1/8èmes de ligue des champions.

2. On aurait joué Rennes il y a 10 jours on aurait (presque) été confiants, mais là vous restez sur 3 victoires en 3 matches… Comment tu expliques ce sursaut de la part de ton équipe.

B : Je parlais de Laurent Blanc juste avant. Les Bordelais comprendront sans aucun doute toute l’importance d’avoir quelques tauliers et une vraie rigueur tactique. C’est ce qu’a construit Montanier peu à peu, sans vraiment trouver la recette. Depuis quelques mois, ça commence à se mettre en place. Depuis quelques semaines, on a trouvé la bonne formule. Ce n’est probablement qu’une solution provisoire en attendant de trouver le milieu défensif qui fasse la différence (ce n’est pas pour rien que Toulalan était la priorité du club l’été dernier). On a aujourd’hui une colonne vertébrale bien constituée avec Costil qui joue sa meilleure saison, Armand qui est revenu à son meilleur niveau, Makoun qui a retrouvé l’envie de jouer, Doucouré qui est un jeune joueur absolument monstrueux et le fameux Ola Toivonen devant.

Avec Konradsen redescendu dans un rôle de sentinelle ou il semble beaucoup plus à l’aise et ou son jeu propre et sans risque fait merveille, on est capable de redescendre en bloc, attendre l’adversaire dans nos trente derniers mètres sans faire de fautes, et repartir très vite en contre. Et avec le ballon, c’est beaucoup plus facile avec un attaquant de classe internationale. Puis il y a Alessandrini qui recommence à jouer, Grosicki qui galope comme un Bip-Bip dans son couloir et Doucouré qui enchaine les 100 mètres en moins de 10 secondes plein champ et les termine a l’occasion avec un but plein de sang-froid… Les Girondins parlaient d’Usain Bolt (sa venue au stade ce soir était le poisson d’avril du club NDLR), on a de quoi les satisfaire !

Ola Toivonen (Rennes)

RT : Sylvain Armand et Romain Danzé ont parlé de déclic après la défaite contre Toulouse. C’est possible que de voir la zone rouge à 3 points, ça leur ait foutu un peu les miquettes-saucisses. Même moi, je dirais que pendant 10 minutes j’ai eu un peu les chocottes-saucisses pour le maintien. C’est pas que l’équipe avait jusque là les doigts carés bien profond où tu sais, mais ça leur a sûrement donné l’envie de ne plus rien lâcher et de rester organisé.

Après, si tu regardes la compo et le système de jeu, ça coïncide avec le retour à un milieu à 3 avec une sentinelle plutôt qu’un numéro 10 et avec les titularisations systématiques d’Abdoulaye Doucouré. D’ailleurs, il rappellera à certains un Matuidi droitier, avec quelques centimètres de plus (Je ne parle pas de sous la douche, j’en sais rien, je sais juste qu’on appelle Blaise « La pieuvre », c’est donc que niveau tentaculaire, il ne doit pas être à la ramasse non plus) ; à d’autres un Abou Diaby moins technique mais qui arrive à disputer plus de 2 matches par saison. Ce qui est certain, c’est qu’un joueur avec un tel abattage et une telle envie fait beaucoup de bien à une équipe qui était un peu amorphe. Cela dit, il ne faut pas non plus se voiler la face comme dirait Alain Finkielkraut… On a quand même joué contre trois équipes de pignoufs : l’OM est une catastrophe cette saison, Lille sans Basa et Enyema c’est grand max ventre mou, et les Bastiais sont venus en touristes à l’heure de la sieste. Le plus encourageant, c’est qu’on a montré qu’on pouvait enfin enchaîner les résultats et ne pas prendre de but.

3. Comment tu juges la saison du Stade Rennais ?

B : Sans surprise. On savait que la saison risquait d’être un peu terne et que le ventre mou nous attendait. On ne s’attendait pas forcément a parler de relégation au printemps mais au final on arrive en avril plus ou moins sauvés en Ligue 1, avec une demi-finale de Coupe de France à domicile et un effectif qui semble atteindre son pic de forme. Si on termine dixièmes et que l’on retourne au Stade de France on pourra dire que la saison est satisfaisante au vu des huit derniers mois. Le reste c’est du bonus !

RT : En regardant tous les matches tiens ! Mais, pour répondre plus sérieusement, je la juge en fait plutôt très positive. A part quelques feignasses qui travaillent/sévissent dans les médias, tout le monde s’attendait à une saison de transition un peu pénible. Durant la première moitié de saison, on a vu quelques petits jeunes prometteurs, pas encore tout à fait prêts mais sur lesquels on peut miser pour l’avenir (Bakayoko malgré son nom, Saïd, Hountoundji, voire Hunou et Allée). Durant cette deuxième partie de saison, on a vu de bonnes recrues à commencer bien sûr par Ola Toivonen. En plus, le club est dans une position idéale pour retourner au stade de France dès cette saison. Je ne brûle cependant pas la peau de l’ours (à lunettes) avant de l’avoir vendue comme disait Abdès Ouaddou. Je sais bien qu’on est le Stade Rennais et qu’on peut perdre comme des cons en demi-finale contre Angers (Ligue 2) à domicile, même après ouvert le score.


4. Tu crois toujours en Philippe Montanier et en son « projet » pour l’avenir ?

B : Plus que jamais. Je l’ai dit en début de saison et je le redis aujourd’hui : sauf cataclysme, je pense que le Stade Rennais se battra pour le podium la saison prochaine. Le travail effectué depuis le début de la saison dans cet effectif est gigantesque, et des joueurs comme Doucouré et Toivonen apportent un plus indéniable dans ce système. Il ne nous manque plus qu’un taulier au poste de milieu défensif, un gars capable de récupérer le ballon et de relancer très vite vers l’avant (Un Mvila en d’autres termes) et on aura l’une des équipes les mieux équilibrées du championnat.

RT : In Guy-Gilbert I trust more than ever. Pour les raisons mentionnées dans la question précédente : de bons jeunes, d’excellentes recrues, et déjà un premier miracle en vue.

5. Pour toi, quelles sont les forces, faiblesses et le style de jeu du Stade Rennais en ce moment ?

B : Notre style de jeu actuel est axé sur la récupération basse du ballon au moyen d’une défense jouant bas et laissant venir l’adversaire sans faire de fautes, avec deux rideaux de quatre joueurs sur les temps forts adverses pour récupérer. On a tendance à laisser avancer l’adversaire et a le priver de solutions à l’approche de la surface. Du coup, le nombre de frappes de l’extérieur de la surface de la part de nos adversaires est très élevé, le nombre de tirs cadrés beaucoup moins. Et au final, ça fait trois matchs de suite sans concéder le moindre but (face à Marseille, Lille et Bastia).

Dans nos temps forts, l’idée est d’utiliser toute la largeur du terrain pour étirer la défense adverse, enchainer les centres vers Toivonen pour essayer de se procurer des occasions sur les centres ou les seconds ballons, avec Doucouré notamment, qui remplit le rôle de box to box a la perfection. En pratique, ça ne marche pas vraiment pour le moment étant donné la difficulté de nos ailiers à offrir des centres corrects. Pour être parfaitement honnête, les centres arrivent plus souvent au poteau de corner que sur un partenaire, ce qui ne facilite pas forcément la tâche de l’attaquant (je voudrais bien vous y voir, à essayer de marquer un but de la tête à partir du point de corner !) C’est justement un de nos gros défauts cette saison, l’incapacité à donner de bons centres, que ce soit dans le jeu ou sur les coups de pied arrêtés. L’autre contrainte de notre système de jeu est la nécessité de monter et descendre en bloc. L’équipe a beaucoup souffert ces derniers mois du manque de repli défensif de certains joueurs (Alessandrini et Pitroipa notamment) et du manque de solutions offertes par d’autres (Konradsen dans une position de relayeur). Pour que le bloc monte et descende rapidement, il faut que tout le monde maitrise ses taches à la perfection, ce qui n’était pas forcément le cas jusqu’à ces dernières semaines.

RT : On dispose d’une attaque qui sait jouer rapidement vers l’avant, mais qui n’est pas mauvaise non plus sur attaque placée grâce à l’apport d’un Toivonen dont le jeu est très complet. On a, sinon, un très bon gardien, et la bonne formule semble avoir été trouvée au milieu. La défense n’est pas folichonne, mais avec Sylvain Armand, on peut enfin compter sur un vrai patron. Le premier depuis Kader Mangane.

Les faiblesses, y’en a quand même. Mentalement, on doit être sur une bonne spirale, donc pour demain, ça devrait aller. Le couloir gauche n’est pas génial défensivement, il faut dire que Mbengue n’est pas très aidé par Alessandrini – celui-ci étant trop occupé à regarder les écrans géants du stade dans l’espoir de revoir ses actions – ni même par Makoun, qui n’aime pas trop aller chercher les ballons. Mais notre principale faiblesse reste bien sûr la malédiction du cimetière indien situé sous l’enceinte du stade. Notre style est encore à définir en revanche. Mais sur ce que je vois, on se dirige vers un jeu de passes au sol, avec des contres rapides, et des ailiers vifs pour semer la zizanie avant de trouver soit Toivonen (qui sait tout faire), soit Doucouré, qui traverse le terrain bien plus rapidement que Marc Planus ne trouve sa bite quand il va pisser après avoir bu un litre de vin rouge.

6. Pour en revenir au match, quel est l’état actuel de ton équipe (blessés, suspendus, joueurs en forme/méforme) ?

B : Tout est en train de se mettre en place au meilleur moment. Les blessés reviennent, Alessandrini a retrouvé des jambes, l’équipe est sur une bonne dynamique. Tout peut aller très vite mais tous les indicateurs sont au beau fixe. On espère encore revoir le vrai Féret avant son départ, mais ça c’est une autre question…

RT : En blessés, il y a notre artiste rien qu’à nous, Juju Féret, qu’on n’aura pas beaucoup vu cette saison, et Ntep, qui est encore un peu trop juste et ne sera pas là non plus. En suspendu, personne, parce que Vincent Pajot revient à peine, et John Boye joue peu cette saison. Pour les joueurs en forme, on va citer Toivonen, c’est évident. Alessandrini commence à retrouver un peu son football depuis qu’il arrête de faire sa mijaurée. Enfin, Jean II Makoun est à son meilleur niveau en tant qu’organisateur de jeu/rampe de lancement. Et Doucouré bien sûr, comme dit plus haut.

Pour les joueurs en méforme, les jeunes joueurs offensifs comme Saïd et Hunou ont totalement disparu de la circulation. Oliveira, qui a été impressionnant pendant le premier quart de la saison, multiplie les initiatives pourries, mais semble revenir gentiment depuis 2 semaines. Le vrai joueur en méforme, c’est Pitroipa. Depuis qu’il a été sacré meilleur joueur de la CAN, il semble bizarrement ne plus répondre présent. Il essaye toujours de dribbler 3 ou 4 joueurs, hein. Mais il n’y arrive plus. Même deux joueurs, il semble avoir du mal. Puis comme certains débiles du public l’ont pris en grippe, ça ne semble pas parti pour s’arranger.Et puis vous vous en foutez de toute façon, il ne sera même pas du voyage en Gironde.

7. Si tu avais deux éléments à suivre (un en mal et un en bien) dans chaque camp, il s’agirait de… ?

B : Coté Bordeaux, je pense que le danger principal sera Cheick Diabaté, un de ces attaquants dont l’on aime à rire mais qui fait le boulot et colle régulièrement sa petite dizaine de buts par saison. Rien que pour lui, j’espère que Rennes continuera à respecter cette discipline qui fait que l’on ne concède pratiquement jamais de coups-francs dans notre moitié de terrain. Le maillon faible, pour moi, est Marc Planus qui est lent, peu mobile, et risque de prendre un bouillon monstrueux face à Ola Toivonen.

Pour Rennes, le joueur à suivre est forcément Ola Toivonen, qui a complètement transfiguré notre équipe depuis son arrivée au mercato d’hiver. Rapide, puissant, grand, fort, un peu truqueur, précis, buteur, passeur et tueur. Le meilleur joueur que l’on a pu voir à Rennes depuis très longtemps. Le maillon faible pourrait-être le couloir Mbengue – Alessandrini. Mbengue a passé une demi-saison horrible quand son ailier le laissait absolument seul à chaque match. Ça semble aller un peu mieux, mais tout manque d’implication d’Alessandrini risque de remettre le Sénégalais en difficulté.

RT : Côté bordelais, je n’aurai d’yeux que pour Cheick Diabaté, ce joueur qui est capable de tout, sauf d’être élégant sur un terrain. Ce qui m’a fait toujours marrer chez lui en plus de ses courses, ses gestes, et ses interviews, c’est l’analyse qu’en faisaient certains neuneus des médias qui le pensaient forts de la tête, probablement parce qu’il est grand et noir. J’ai dû attendre bien 5 ou 6 matches de Bordeaux pour le voir faire une déviation correcte. Franchement, quand tu le vois et que tu l’entends, ça semble pourtant évident qu’il va assez peu jouer avec sa tête. Mais encore faudrait-il qu’il soit titulaire. S’il ne l’est pas, tant mieux, car la dernière fois que j’ai vu jouer Guillaume Hoarau contre nous, c’était au Parc des Princes, où il avait été notre défenseur central le plus convaincant. En mal, j’en sais rien. Je vais dire Henrique, non pas que je le trouve particulièrement mauvais, mais Toivonen ayant tendance à faire péter un câble aux défenseurs adverses, ça risque de tourner à la boucherie. Je serai Guy-Gilbert, je ne sais même pas si, finalement, je titulariserai le beau Suédois.

Côté rennais, à part Toivonen et Doucouré dont j’ai déjà suffisamment parlé, je vous recommande de regarder de plus près notre autre recrue hivernale : Kamil Grosicki. Il est pas très joli de face, pas forcément de dos non plus, mais il se bat bien sur tous les ballons et a ce côté fantasque de rater des trucs pas bien compliqués peu après réussir un truc dont personne d’autre n’aurait eu l’idée. Au final, ça risque d’être un calvaire pour Orban parce qu’il aura à faire avec un mec dont le jeu est imprévisible. Il peut tout aussi bien centrer, rentrer dans l’axe pour frapper, combiner avec Romain Danzé. Avec Pitroipa, c’était plus évident. Tu savais qu’il allait forcément tenter de te dribbler… A suivre en mal, franchement, je vois pas trop. Je t’aurais dit Alessandrini il y a quelques semaines/mois, mais il commence à bien revenir depuis que ça tourne un peu autour de lui (et pas que sa tête). Mbengue me semble être un joueur assez moyen, mais quand même assez solide dans les duels. Donc y’a lui à la limite.

8. Les Bordeaux – Rennes (ou Rennes – Bordeaux) ont souvent été de mauvais matches ces dernières saisons. Des raisons de croire à une amélioration selon-toi ?

B : Rennes a tablé sur une approche basée sur la solidité défensive ces dernières semaines, Bordeaux ne me semble pas être une équipe bien excitante. On a deux équipes capables de défendre à la perfection, qui n’auront pas forcément envie ni intérêt a trop se découvrir. A moins d’un malentendu, je pense que l’on devrait continuer à se faire chier ! 😉

RT : Tu fais bien de préciser « ces dernières saisons ». Depuis le légendaire prime-time de Canal avec une occasion pour chaque équipe en 90 minutes, ça semble même être devenu, dans l’esprit du mécréant, le symbole de la rencontre emmerdante à souhait. Alors qu’un Rennes-Bordeaux est justement un de mes meilleurs souvenirs de stade et d’orgasmes footballistiques. J’imagine d’ailleurs que celui qui a précédé n’est pas un souvenir dégueu pour. Cela dit, il y a seulement deux raisons de croire à une amélioration dès demain : les Rouge et Noir.

9. Enfin, un petit prono pour demain ?

B : Sans conviction, je dirais que l’on va écraser Bordeaux 1-0 sur un contre piquant a la 89ème.

RT : Non, pas de prono. Jamais de prono. On n’est pas sur « Luis Attaque » ici ! Puis ça sert à rien parce que, de toute façon, dans le football, tout est possible. Même qu’on se prenne un but de Guillaume Hoarau sur une passe décisive de Cheick-Magic Diabaté si ça se trouve.

10. (question bonus) : Kenavo ça veut dire « Bonjour » ou « Au revoir » en Breton (on oublie toujours) ?

B : On ne parle pas Breton à Rennes donc Kenavo ça veut dire « Bonjour », « Au revoir », « Galette Saucisse », « Remet-moi une bolée Raymond » et tout un tas d’autres trucs plus ou moins costauds, plus ou moins balaises. (Mais a la base c’est bien au revoir : Kenavo les Girondins !)

RT : Ça veut dire au-revoir. Réécoutez MC Circulaire, ça vous aidera à ne plus jamais oublier. Et puis c’est mieux que le rap du 33…