Dugarry : "Je me dis ‘Putain, il croit vraiment en moi !’"

Dugarry : "Je me dis ‘Putain, il croit vraiment en moi !’"

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Toujours durant l'émission d'SFR Sport "Le Vestiaire", la légende selon laquelle Christophe Dugarry aurait été un des chouchous d'Aimé Jacquet a été confirmée par "Duga", qui se souvient avoir même été parfois surpris de pouvoir constater la très grande considération qu'avait l'ex sélectionneur des Bleus et coach des Girondins à son égard.

« Quand j’ai fait mon premier entraînement en pro, à Bordeaux, Giresse n’était plus là, mais il y avait encore Tigana, Battiston, Girard, tous ces mecs-là… Et moi j’avais 16 ans. Donc, oui, Aimé Jacquet me connaissait depuis le début. Il avait de l’affection pour moi, c’est vrai, et puis il me trouvait fort, quand même (rires) ! Il me trouvait très bon et il me disait ‘Moi je compte sur toi !’. Pour le premier match du Mondial 98, le France - Afrique du Sud, quand Guivarc’h se blesse, je crois jamais que c’est moi qui vais renter. Je n’y crois jamais, et je me dis qu’il va faire renter Trézéguet, un avant-centre. Mais il me fait ‘Duga !’, et je me dis ‘Putain, il croit vraiment en moi !’ (rires). Bon, au final il a bien fait (Dugarry avait marqué le premier but du match et du tournoi, célébrant ensuite en tirant la langue aux journalistes NDLR)… Mais au début, quand je marche sur le ballon 5 minutes après être entré en jeu, il a dû regretter (rires).

La jalousie, le fait qu’on puisse dire que j’étais ‘le fils de Jacquet’, je ne l’ai jamais ressentie, pas par rapport à mes potes sur le terrain en tout cas. Après, les médias, les gens méchants, ce n’est pas grave. Puis, dans l’absolu, ils ont le droit de le penser. Mais moi, par rapport aux autres joueurs, je ne l’ai jamais ressenti. Et c’est ça le plus important. En fait, les gens qui pouvaient dire ça, c’était pour me rabaisser. Ou alors ils le faisaient indirectement en disant que j’étais là pour que Zizou soit bien. Mais moi, à chaque fois que je suis allé dans le bureau d’Aimé Jacquet, j’avais l’impression que j’étais Maradona quand j’en sortais (rires). Je vous jure ! Il disait que j’étais le premier qu’il mettait dans sa liste, que j’avais un grand talent. Donc moi, quand je sortais du bureau, ben écoute (rires)… Après, je faisais un peu moins d’efforts que les autres, je le reconnais. J’étais comme ça. Donc, bon, je me dis que c’est pas si mal ce que j’ai fait. On a bien rigolé quand même… »

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