Pierre Ducrocq, ancien défenseur ou milieu défensif du Havre et aussi du Paris Saint-Germain, désormais consultant sur RMC, a donné son avis général, ramené ensuite au cas particulier de Bordeaux, sur le sujet des intérêts à changer d’entraîneur en cours de saison :
« Il y a différents cas, mais moi je crois au ‘choc psychologique’, sauf que c’est du court terme : 2-3 matches. On a tous connu des situations où ceux qui étaient remplaçants, ceux qui n’aimaient pas l’entraîneur ou ses méthodes, réhaussent leur niveau, comme par hasard, quand tout est remis à zéro, que tout est neuf et frais. Ils travaillent plus et mieux, tout d’un coup, pile la semaine où le nouveau coach débarque. Ils redeviennent sérieux. Mais si tu ne fais rien d’autre que changer l’entraîneur, ce n’est que du court terme, et le parfait exemple c’est Bordeaux car dans ce vestiaire, je le dis depuis le début, il y a certains petits cons. Alors voilà, ça ne peut pas marcher, car quand tu reviens, tu récupères les mêmes problèmes. Pour Poyet, c’est compliqué, comme ça l’a été pour Gourvennec. A l’inverse, Saint-Etienne a changé d’entraîneur, mais a aussi réglé les choses avec le mercato, en prenant 4 internationaux, avec de la bouteille, pour être l’arbre qui cache la forêt du sportif sur une demi-saison ; car il y a encore des problèmes de gestion dans ce club. »
