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Benoît Costil : "Un hommage (du public rennais) ? Déjà, je ne demande rien, pas besoin"

Le 18/05/2017 à 22h26 - Vidéo

Au moins aussi classe et émouvant que la lettre de Cédric Carrasso (faute d'avoir eu le droit à autre chose pour s'exprimer...), l'adieu de Benoît Costil au Stade Rennais est également très digne. Mais plus classique, car fait lors d'une interview à TV Rennes.


Officialisé aujourd'hui par le club breton, l'exil du gardien de but international français (1 sélection), certainement vers Bordeaux, va aussi faire pleurer dans les chaumières. En témoignent ses mots et son attitude (vidéo en fin de brève) :


"Une autre période va arriver, avec un autre gardien, et moi il faudra m'occulter du but. Je n'existe plus ! Il ne faut plus que j'existe, la place appartiendra à quelqu'un d'autre, à un nouveau gardien qui aura envie de bien faire et qu'on doit soutenir. Et voilà. Pour moi, la place était un peu lourde, car j'arrivais de Ligue 2, après Nicolas Douchez, même s'il a fait 3 années de moins que moi... J'espère que Raïs M'Bolhi ou Abdoulaye Diallo, un des deux, prendra la relève, car je les ai côtoyés, je sais les hommes qu'ils sont, et j'espère que ce sera eux, ou Edvinas Gertmonas, puis, un jour, un petit de la formation, qui aimera ce club. Je veux que les buts soient gardés par un mec qui aime le club. Je trouverais ça bien. Mais du coup, moi, il faut m'oublier, je n'existe plus. Le club me mettra juste un ou deux places de côté pour venir voir le match, de temps en temps, et je me lèverai quand il y aura un but de Romain Danzé. Donc je me lèverai pas beaucoup en fait (rire) !


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Ici, je fais partie du décor, ils savent comment je suis, ils me connaissent tous, voilà. J'habite en ville, Rennes est devenue ma maison, c'est devenu chez moi, ça dépasse le job. Et puis, je sais pas, j'adore ces couleurs, c'est un club qui restera en moi tout le temps, car même s'il n'y a pas eu ces trophées, il y a quand même eu des émotions, et c'est un club qui m'aura marqué de manière très importante.


(...) Tout à l'heure, tu (le journaliste qui l'interviewe, NDLR) me parlais d'hommage... Déjà, je ne demande rien. Pas besoin. J'espère juste, pfff... Je m'attends à rien. A la limite, si les gens ont envie de m'applaudir et de me dire 'Salut Ben, merci pour le bon temps'... C'est cool. Ça me suffit."


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