Après une première saison consacrée à la survie du club, les Girondins de Bordeaux abordent l’exercice 2025-2026 avec un objectif désormais clairement assumé : retrouver le National. Si la reconstruction institutionnelle se poursuit en coulisses, le temps n’est plus seulement à rebâtir mais également à gagner. Bruno Irles est confirmé à la tête de l’équipe première et la direction bordelaise procède à un profond renouvellement de l’effectif afin de franchir un cap.
Le mercato est particulièrement animé. Andy Carroll, figure de la saison précédente, quitte le club, tout comme plusieurs joueurs ayant participé à la reconstruction du FCGB. Pour bâtir un effectif davantage taillé pour jouer les premiers rôles, les Girondins recrutent notamment Steve Shamal, Abou Ba, Éric Vandenabeele, Faïssal Mannaï, Guillaume Odru ou encore Ludéric Etonde. Près de 90 % du groupe est renouvelé durant l’été, obligeant Bruno Irles à repartir presque d’une feuille blanche.
Les débuts sont logiquement hésitants. Les nombreux changements nécessitent du temps et Bordeaux alterne les bonnes prestations et les faux pas durant les premières semaines. Les Girondins peinent à trouver des automatismes, tandis que la pression est déjà importante autour d’une équipe dont la montée constitue désormais un objectif affiché. Peu à peu cependant, le collectif gagne en solidité et les résultats suivent. Une série de victoires permet aux Marine et Blanc de recoller au haut du classement avant de s’installer durablement dans la lutte pour la première place.
Tout au long de la saison, Bordeaux confirme son statut de prétendant à l’accession. Plus solides défensivement que lors de l’exercice précédent et plus constants dans leurs performances, les Girondins affichent un visage plus mature. Sans forcément séduire dans le jeu, les Marine et Blanc font preuve d’une efficacité retrouvée qui leur permet de prendre les commandes du championnat durant le printemps. L’espoir d’un retour en National grandit au fil des semaines.
La Coupe de France passe en revanche rapidement au second plan et pour cause : les Girondins sont éliminés dès leur entrée en lice par le Stade Briochin, pensionnaire de National.
Alors que la montée semble se rapprocher, la dynamique bordelaise s’enraye brutalement au mois de mars. Deux défaites consécutives, dont une particulièrement frustrante face à La Roche-sur-Yon, principal concurrent, font perdre aux Girondins leur place de leader. Estimant que l’objectif fixé est désormais menacé, Gérard Lopez décide de mettre Bruno Irles à pied à quelques journées de la fin du championnat. Ancien capitaine emblématique du club, Rio Mavuba est alors appelé pour assurer l’intérim sur le banc bordelais et tenter de relancer la course à la montée. Les Girondins redressent la barre et s’offrent un finish où ils se permettent même de croire à retrouver la première place. Mais le final laissera une nouvelle fois un sentiment de gâchis : les marine et blanc terminent deuxièmes mais leur ultime match nul (3-3 contre Avranches) leur fait perdre la place de meilleur troisième des différents groupes. Avec ce ticket, ils auraient eu une petite chance sportive de remonter à l’échelon supérieur en surveillant, hélas, les mauvaises fortunes d’autres clubs.
Malheureusement à Bordeaux, l’essentiel est ailleurs : l’éternel feuilleton extra-sportif prend le dessus. Avant d’espérer un faux pas des autres, les connaisseurs ont conscience que la situation financière du FCGB ne sera qu’un nouveau rappel à la réalité.