Beaucoup de respect entre Patrick Battiston et Jordan Galtier, adversaires ce soir, pour un titre

Dans l’édition du jour de Sud Ouest, un article est consacré aux retrouvailles du soir, entre Patrick Battiston ; directeur du centre de formation des Girondins, coach de la réserve ; et Jordan Galtier, jeune entraîneur de Lège Cap-Ferret, que Bordeaux affronte ce soir en finale de la Coupe d’Aquitaine.

Fils de Christophe Galtier, le désormais ancien technicien de Saint-Étienne, Jordan est passé par les centre de formations de l’AJ’Auxerre et de… Bordeaux, là où il a donc fréquenté Battiston, avant de prendre la voie du banc.

Témoignages :

GALTIER : « C’est toujours très spécial, car Patrick Battiston m’a fait progresser en tant que joueur et en tant qu’homme. J’ai beaucoup d’admiration pour lui. Je dirai même que je suis un peu timide lorsque je le rencontre. Comme coach, c’est un exemple. Durant nos deux années communes, même s’il ne me faisait pas beaucoup jouer, j’ai toujours respecté ses choix. Je me suis senti sans cesse respecté? car Patrick Battiston est humain. Je garde les souvenirs d’un entraîneur proche de ses joueurs. Au début, j’ai été surpris par ce comportement. J’arrivais du centre de formation d’Auxerre qui ne fonctionnait pas sur ce registre. C’était plus strict. Mais j’ai aimé ce fonctionnement et je me remémore souvent les conseils de Patrick. »

Actualités : Patrick Battiston :


BATTISTON : « L’effet de surprise de l’affronter est un peu passé car nous nous sommes affrontés deux fois en championnat cette saison. Mais il est toujours plaisant de voir la relève arriver. Je ne m’attendais pas forcément à voir Jordan s’asseoir si vite sur un banc. Mais je me rappelle de quelqu’un d’impliqué, d’une force de proposition. Je trouve que c’est une bonne chose de retrouver Jordan en face de moi. Il était un joueur technique, qui aimait bien avoir le ballon. Il possédait aussi de la personnalité, du caractère qui se matérialisait sous différentes formes. Mais on s’est toujours bien entendu. Aujourd’hui, il vient souvent nous voir aux entraînements. On sent qu’il est investi, motivé, enthousiaste par ce nouveau métier de coach. »