Blanc : "Pas qu'une équipe de stars"

Blanc : "Pas qu'une équipe de stars"
Dernières réactions concernant le Trophée des Champions que Paris a gagné hier (2-1) contre Bordeaux, celles de Laurent Blanc, coach du PSG et ancien des Girondins :

«Ce fut un match très très difficile face à une équipe de Bordeaux qu’on l’on respecte et que l’on connaît bien. En première mi-temps, on a eu des occasions qu’on n’a pas su concrétiser. En deuxième mi-temps, on a eu des difficultés physiquement à trouver notre second souffle. Mais on a eu les ressources morales et mentales pour égaliser et inscrire le second but. Il faut rendre hommage à Bordeaux qui a fait un très bon match. Ça prouve que cette saison toutes les équipes seront très motivées quand elles joueront contre le PSG, c’est un bon exemple de ce qui nous attend. Notre préparation a été difficile, on a récupéré des joueurs très tardivement, on n’est pas encore prêts. Le programme qui nous attend va être difficile, mais ce sont des défis excitants à relever. Ce soir, on a vu des jeunes qui ont montré de belles choses. Ça prouve que le PSG n’est pas qu’une équipe de stars mais qu’il y a aussi du monde derrière.»

"Êtes-vous satisfait ? 

Oui, dans la mesure où on avait la chance de jouer ce trophée, les joueurs l’avaient mérité. Je leur avais dit qu’on avait l’opportunité sur un match de gagner un trophée, c’est rare. Les joueurs étaient conscients, l’état d’esprit était bon. Il y avait peut-être le fait que la préparation était usante, pesante, et il fallait qu’ils digèrent cette préparation, et qu’ils n’étaient peut-être pas dans les meilleures dispositions.

Et personnellement ?

Oui, je suis heureux comme les joueurs de gagner un trophée. J’espère qu’il y en aura d’autres, mais ce sera difficile, on l’a vu ce soir. Il ne faut pas croire que quand le PSG entre sur le terrain, le match est gagné d’avance.    

Bordeaux vous a bousculés... 


Oui. En première période, Bordeaux nous a certes bousculés mais Paris a eu les occasions d’ouvrir le score, Carrasso a fait deux trois parades. Petit à petit, Bordeaux a pris confiance, a marqué un joli but avec beaucoup de passivité au niveau de la défense de Paris. A la mi-temps, il y a eu un petit discours qui a permis de rééquilibrer l’équipe, tactiquement on a changé quelques petites choses, et l’entrée de trois joueurs à vingt minutes de la fin a donné plus de rapidité et de profondeur. Ça nous a permis de croire en nos chances: quand on tire le coup franc à la fin, je pense qu’il y a pas mal de joueurs du PSG qui croient qu’on va marquer.    

Retenez-vous surtout la réaction ? 

Il n’y a pas que ça, on n’occulte pas le négatif. J’avais dit aux joueurs que l’objectif était de gagner, l’objectif est rempli. Ça a été très dur de le faire. On a eu un aperçu de ce qui nous attend cette saison, les équipes seront hyper motivées contre le PSG, c’est normal. Il faudra faire face et être meilleur techniquement pour mettre en difficulté l’adversaire et ouvrir le score. Quand une équipe comme Bordeaux défend bien et ouvre le score, ça la motive et ça devient délicat de revenir dans le match.    

Que pensez-vous d’Ongenda, auteur de l’égalisation ? 


Il est le buteur qui déclenche cette réaction parisienne. C’est un très très bon joueur. Techniquement, il est vraiment au-dessus de la moyenne. Il sent bien le jeu, se déplace très bien, et devant le but, il est adroit: ça fait beaucoup de qualités. Il est encore très jeune (18 ans, ndlr). Coman est aussi très intéressant. C’est un petit clin d’oeil, les gens d’ici ne connaissaient pas ces joueurs-là, ça montre que le PSG n’est pas qu’un club de stars et de joueurs confirmés, il y a aussi des jeunes et ils ont amené ce qu’on attendait d’eux.    

Avez-vous senti le public librevillois plutôt parisien ? 

Le public était majoritairement parisien, mais a pris fait et cause pour Bordeaux dans les 30 premières minutes. C’est assez francophone; en France c’est pareil, on tient toujours pour le plus petit. Ce sera comme ça dans le Championnat de France, c’est la loi d’une équipe soi-disant plus forte. L’ambiance était très bonne, les gens ont vu un bon match, ouvert, il y avait beaucoup de déséquilibre et ça faisait attaque-défense, ce qui ne m’a pas trop plu parce que l’équilibre parisien était malmené."

En continu