Et ce n’est pas un discours de façade. Il ne faut pas faire attention à tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux, aux anciens qui veulent ci ou ça… On n’a pas fini sinon. Alors, évidemment, je ne suis pas en position de force pour parler actuellement, parce que mon équipe est dernière en CFA. Mais on en connait les raisons, on sait où on s’est planté, et ce qu’on a réussi de bien, mais aussi là où on a mal négocié les choses. On n’est pas fous quand même ! Mais on continue à travailler, pour ceux qui le nécessitent et ceux qui le méritent, car certains ne font pas tous les efforts qu’il faut et malheureusement ce sont les autres qui trinquent. Comme je vous le dit, on travaille, et on se dit que ce travail paiera à un moment ou à un autre. On a la chance d’avoir de jeunes joueurs, déjà montés en pro où ils ont montré des qualités, qui sont suivis par des clubs étrangers. Ça aboutira ou non, peu importe, car il y a peut-être beaucoup de mousse pour rien, mais notre souci est de travailler pour donner des joueurs aux pros, le plus et le plus vite possible, en tenant compte de tout ce qu’il se passe. On n’imagine pas, non plus, que tout ce qu’on fait est parfait… Mais on se remet en question très souvent, bien plus que certains peuvent le penser.
(…) Marius ? Il est toujours là, tous les jours. C’est un œil extraordinaire. Même s’il ne mène pas les entraînements, c’est quelqu’un qui a des valeurs, qui sait, qui va pouvoir avoir du recul par rapport aux entrainements et aux matches, par rapport à son idée. C’est quelqu’un de très précieux. Mon autre adjoint, Sébastien Bannier, qui est venu l’été dernier, a fait un parcours du différent. Il a un œil nouveau, il sait aussi ce qui se fait ailleurs. On peut donc comparer, on en discute, on évoque tout ça, on ne reste pas figé. Nous ne sommes pas des gens qui sommes là pour attendre que les choses se passent parce qu’on est là depuis longtemps. Il faut arrêter cette caricature et cette idiotie ! On est vraiment capable de se remettre en question. Vous pensez que notre président, Jean-Louis Triaud, ou le directeur général, Alain Deveseleer, ne sont pas derrière nous à nous demander ce qu’il se fait et se passe ? Franchement ?!? Croire ça, c’est imaginer qu’au club on laisse couler et qu’il n’y a personne qui dirige et gouverne. De toute façon, aujourd’hui, on ne respecte plus rien, on a un avis sur tout et on peut tout dire. Ce qui compte c’est juste de faire le buzz. Mais c’est comme ça, il faut vivre avec, c’est tout. Pour nous, ce qui compte c’est de préserver les joueurs. »
