Mercato, ambitions du club et d'M6 : Nicolas de Tavernost se livre

Article et actualité des Girondins de Bordeaux

Par Aymeric

Publié le 12/09/2017 à 03h07

Invité d'RMC, dans l'émission de Christophe Dugarry, il y a quelques instants, Nicolas de Tavernost ; le président d'M6, l'actionnaire des Girondins de Bordeaux ; est venu donner ses explications sur la gestion du club par le groupe M6.

Sur le début de saison :


"Il ne faut pas s'emballer. On a quelques points (9 en 5 matches, NDLR), mais notre début de saison est mauvais du fait de l'élimination européenne rapide. J'espère que notre mercato sera bon, je crois qu'il l'a été. Sinon, on a assez bien commencé la saison de Ligue 1, mais tout reste à faire. M6 a sorti de l'argent de la caisse, pris des risques cet été, car la Ligue 1 est relevée, il y aura une grosse compétition cette saison ; puis les droits télés vont augmenter l'an prochain, donc on doit tenir notre rang. Aussi, certains jeunes représentaient de belles opportunités. Je ne crois pas tellement que les prix des joueurs aient augmenté ; sauf pour les joueurs qui nous sont déjà intouchables ; mais on ne voulait pas se faire décrocher. Ces derniers temps, Jocelyn Gourvennec est arrivé - grâce à Jean-Louis Triaud -, Stéphane Martin est aussi venu, et c'est un président-délégué très efficace. En tout cas, on doit tenir notre rang et être dans le haut du tableau, derrière des clubs comme Paris et Monaco, d'où nos investissements.


Sur Bordeaux qui a conservé Malcom :


"D'abord, il faut dire que de nombreux clubs se sont intéressés à lui, mais il a compris que son intérêt était de rester à Bordeaux, et il s'entend très bien avec le coach Gourvennec. Puis il a une histoire ici, et c'est aussi le talent de Bordeaux de détecter des jeunes joueurs, de faire des paris, dont celui-ci qui est gagnant. Si j'ai hésité à refuser les offres ? Non, et j'ai toujours dit la même chose depuis le début sur ce cas. Mais bizarrement, je ne suis jamais entendu... Comme pour la vente du club, dont on nous parle depuis 18 ans qu'on est là... En tout cas, on a besoin de Malcom cette saison et on juge intelligent de l'avoir gardé."


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Sur le départ de Jean-Louis Triaud :


"Jean-Louis, vous le savez, c'est un ami. Et on ne s'est pas séparé de lui, car il est encore là, au club. Il a fait des bons choix tout au long de sa présidence, dont celui de faire venir Gourvennec, mais on avait besoin de quelqu'un de permanent, par rapport au football d'aujourd'hui. J'ai connu Martin il n'y a pas très longtemps, finalement, et il fait un très bon travail, avec l'ensemble de la direction. Mais Jean-Louis reste président du conseil d'administration des Girondins, il garde un œil attentif à ce qu'on fait, et il donne toujours de bons conseils."


Sur une hypothétique vente du club :


"Notre position est claire et simple : si quelqu'un arrive pour nous aider à 'upgrader' le club - c'est à dire à jouer les premières places - on s'associera avec lui, car pour un partenariat on est ouvert. Nous, on finance des déficits depuis des années, on veut pérenniser le club, avec des comptes à l'équilibre ; mais on est à l'écoute, on est ambitieux. Dans les conditions dont je vous parle, on restera actionnaire. Des contacts avec McCourt et avec Lopez ? Oui, mais des contacts très partiels et qu'on n'a pas souhaité poursuivre. Pourquoi donc aller chercher ailleurs ce qu'on fait déjà ? Aujourd'hui, en tant qu'industriel, on fait autant voire plus d'efforts que certains ailleurs. La preuve on va chercher De Préville à Lille... Je peux aussi vous dire que des Chinois se sont manifestés, mais on a considéré qu'ils ne donneraient pas assez de moyens financiers pour nous aider à développer le club. Et je pense que nous avons eu raison. Aujourd'hui, nous ne voulons pas partir, et Bordeaux ne doit avoir aucun complexe par rapport à Lyon ou Lille, et être placé dans les poursuivants derrière Paris et Monaco. Après, je ne juge pas les repreneurs des autres clubs : l'histoire le fera. Mais nous, on est là depuis 18 ans, on est plutôt réguliers, avec de très belles réussites, et aussi des échecs. On investit dans les structures, la formation, le stade ; on n'est pas des farceurs, on n'a pas à rougir de notre bilan. Surtout quand on voit que certains ne restent pas longtemps. Nous, au moins, on est là sur la durée."