[APRÈS-MATCH] Bordeaux humilié par Monaco (0-4)

[APRÈS-MATCH] Bordeaux humilié par Monaco (0-4)

Publié le - Par - Après-match

Les Girondins enregistrent une humiliante défaite (0-4) sur leur pelouse du Matmut Atlantique face à Monaco. Retour sur une soirée cauchemardesque.

Pour la première fois de la saison, le Matmut Atlantique affichait quasiment complet. Match de Noël oblige, plus de 39.000 supporters ont garni les tribunes, habituellement désertes, pour ce match face à l'ogre européen, l'AS Monaco.

Prévu à 17h00, le coup d'envoi a été décalé à 17h30 en raison d'un accident sur le Pont d'Aquitaine, retardant l'arrivée des supporters au stade. Il ne fallait pas être en retard pour ce match, dont l'AS Monaco n'a pas tardé à s'assurer le contrôle.

Lancé sur le côté droit et profitant d'une première largesse défensive de Diego Contento (une de plus...), Djibril Sidibé s'infiltre dans la surface et trompe parfaitement Jérôme Prior, tout cela dès la première minute de jeu. Jocelyn Gourvennec explose sur son banc et rabroue son latéral gauche, mais également Adam Ounas, qui n'a pas défendu sur Bernardo Silva, à l'origine de la passe pour Sidibé. Comme cela ne suffisait pas, les Girondins cèdent une seconde fois, deux minutes plus tard. Cette fois-ci, c'est le capitaine monégasque Radamel Falcao qui vient tromper Prior qui, malheureux, voit sa première parade rebondir sur le genou du buteur colombien.


Deux buts encaissés en moins de quatre minutes, et voilà les Girondins sonnés, K.O debout. Pourtant, Jérôme Prior ne s'endort pas (lui) et repousse une nouvelle tentative monégasque en claquant un ballon de Silva au dessus de son but. Quelques instants plus tard, c'est Valère Germain, d'habitude si adroit, qui loupe une tête, seul devant la cage.

Les Girondins tentent timidement de réagir. A la 28ème minute, Jérémy Menez se fait prendre au piège du hors-jeu alors que tout le stade avait cru au but. Mais la seule véritable offensive bordelaise est à mettre au crédit d'Ounas. Le jeune bordelais réussit un une-deux avec Gaëtan Laborde mais Danijel Subasic, le gardien de l'ASM, lit parfaitement les intentions du Franco-Algérien et s'empare du ballon.

En seconde période, Gourvennec renvoie Contento aux vestiaires et le remplace par Milan Gajic. N'ayant pas d'arrière gauche sur le banc (Maxime Poundjé blessé et Théo Pellenard pas retenu), c'est Sabaly qui glisse à gauche tandis que Gajic occupe le poste de latéral droit.

Les hommes de Gourvennec tentent d'imprimer leur rythme en ce début de seconde période. Laborde, lancé plein axe, essaye de s'infiltrer dans la surface mais Jemerson se jette et manque de tromper Subasic. Et, rapidement, Monaco reprend le dessus sur des Girondins de plus en plus nerveux. Lancé en contre, Thomas Lemar trouve Germain qui centre au sol pour Falcao. Le N°9 colombien crochète Prior et vient inscrire son deuxième but de la rencontre.

Monaco mène alors 3-0 et cela ne souffre d'aucune contestation. Les Girondins ne maîtrisent pas le ballon et encore moins leurs nerfs. Pallois s'énerve et déménage Silva dans la surface. Le sanguin défenseur bordelais récolte un carton jaune et concède un pénalty stupide que Falcao ne se prive pas de convertir. Triplé pour l'ex de l'Atlético Madrid, qui enfonce les Girondins encore un peu plus (0-4, 63ème).

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Humiliés dans le jeu, les Girondins s'emportent et Ounas craque. Le jeune bordelais s'emporte après un duel perdu avec Sidibé et lui envoie un coup de pied volontaire. Carton rouge logique donc.

La fin de rencontre n'est plus qu'une formalité pour Monaco qui se contente de gérer sa très large avance face à dix aquitains inoffensifs qui tentent néanmoins de faire face. L’imprécision technique qui caractérise tant l'équipe dirigée par Gourvennec ne fait pas défaut dans cette fin de match. L'arbitre met fin au supplice des Bordelais sur une cinglante défaite à domicile (0-4).

Pourtant poussés par un Virage Sud qui a chanté durant toute la rencontre, les Girondins n'ont jamais su inquiéter les hommes de Leonardo Jardim, plombés par les faillites individuelles et, plus encore, collectives.

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A aucun moment, les Bordelais n'ont semblé en mesure d'inquiéter cette très solide équipe monégasque. Comment aurait-il pu en être autrement compte tenu des prestations plus que moyennes des dernières rencontres ?

La communication impeccable de Jocelyn Gourvennec ne doit pas l'exonérer des responsabilités qui sont les siennes. Les prestations très moyennes, voire carrément indigentes de son équipe interpellent sur le projet que l'ancien guingampais porte en Gironde.

Après une saison plus que compliquée l'an dernier, il est bien évidemment très difficile de tout révolutionner en l'espace de 5 mois. Cependant, nous devrions certainement voir autre chose que ce que produisent les Girondins aujourd'hui avec un effectif renforcé cet été par des joueurs expérimentés (Toulalan, Ménez, Lewczuk).

Comment expliquer que Diego Contento soit encore titulaire ce soir ? Comment expliquer que Théo Pellenard n'ait pas sa chance sur ce flanc gauche ? Après avoir piqué ses cadres cette semaine, Gourvennec peut-il encore faire confiance à Toulalan ou Ménez mercredi face à Nice (en Coupe de la Ligue) ? Certains joueurs sont placardisés sans plus d'explications et ils rongent leur frein quand des joueurs bénéficient d'une sorte de "totem d'immunité".

Près de 40.000 personnes ont assisté au naufrage bordelais, à l'absence de révolte. Pas sûr que le Matmut affiche à nouveau une telle affluence avant un long moment. Et dire que Nice pointe son nez en Coupe de la Ligue et en Ligue 1 d'ici à la trêve de Noël.... On en tremble déjà !