Leenhardt : "Sagnol a pris le contrepied de Gillot"

Leenhardt : "Sagnol a pris le contrepied de Gillot"

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Invitée, ce lundi 4 août, de l'émission de Radio Cap-Ferret "Villa Sport"  (podcast à écouter ICI) la journaliste Lawrence Leenhardt (L’Équipe) a donné un avis très positif sur Willy Sagnol dans la gestion humaine et le rapport au quotidien avec les journalistes présents au Haillan :

« Avec les journalistes, il n’y a pas vraiment eu de contact avec Willy Sagnol, à part sa conférence de presse de présentation. Mais moi qui suis au Haillan tous les jours pour voir les entraînements des Girondins je vois tout simplement qu’on peut échanger comme ça, même hors des interviews professionnelles et préparées. Ça me change bien. (…) La communication, c’est très important aujourd’hui. Pour lui aussi. Ce qui n’était pas vraiment toujours le cas avant avec ses prédécesseurs.

(…) Il est clairement plus proche de ses joueurs. Je pense qu’il a pris, après une saison très très compliquée, et aussi pour l’image du club, le contrepied de Francis Gillot. Mais pas volontairement, car c’est son style et qu’il ne se force pas. Je pense qu’il a également été informé, s’il ne suivait pas les Girondins avant de venir, des lacunes et du malaise par rapport à l’image du club vis-à-vis du public national, de la presse et des joueurs. Après, lui ne se force pas,  évidemment. Il parle beaucoup, il conseille beaucoup, il encourage beaucoup. C’est un vrai changement.



(…) Au-delà des jeunes, qui n’étaient pas du tout considérés auparavant, et sur lesquels Sagnol compte - ce qui ne veut pas dire qu’il y aura tout de suite 4 ou 5 jeunes du centre de l’équipe -, cette nouvelle gestion humaine se fait aussi au niveau de tout le groupe et surtout des pros confirmés. Le parfait exemple, c’est Jaroslav Plasil. Il est transformé ! Pareil pour Marc Planus. On dirait un junior quand il est à l’entraînement. Ils ont tous retrouvé du plaisir.

(…) L’an dernier, à un certain moment, il y avait un tiers du groupe qui savait qu’il ne jouerait pas quoi qu’il se passe aux entraînements. Donc ça coince. Même chez ceux qui jouent il y a parfois un problème car ils savent qu’ils sortent d’une mauvaise saison et qu’ils ne sont donc pas forcément légitimes pour toujours jouer. On ne peut pas faire toute une saison et tenir comme ça, sans concurrence. »


Ces propos viennent compléter le contenu de ce dernier article de Sud Ouest, publié hier, qui décrit l'ancien arrière latéral droit du Bayern Munich et de l'équipe de France comme un coach à "l'autorité souriante", capable d'accepter de faire un "selfie" avec un joueur adverse à l'issue d'un match amical, de chambrer Lamine Sané sur son aptitude à pouvoir marquer à l'entraînement en attendant de le faire en match ou de faire sentir à Emiliano Sala comment les déplacements qu'il lui demande sont un besoin important pour ses coéquipiers

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