Un supporter interpellé à tort témoigne
Victime d'une interpellation abusive un supporter de 28 ans prénommé Romain témoigne dans Sud Ouest
"Dimanche soir, quand j’ai lu, sur le site Internet de Sud Ouest, qu’un jeune supporter avait été formellement identifié en train de craquer un fumigène, j’ai voulu réagir. Cela ne s’est pas passé comme ça. Je me trouvais bien dans le Virage sud ce soir là. A un ou deux mètres de moi, un mec a craqué un fumigène. Cela arrive souvent. J’ai mis ma capuche pour me protéger de la fumée et j’ai suivi tranquillement le match. Franchement, tout s’est bien passé. Au passage, je précise que je n’ai pas entendu la moindre insulte raciste. D’ailleurs, il n’y en a jamais."
"A la fin de la rencontre, j’ai discuté avec des amis pendant que la tribune se vidait. En sortant, j’ai vu une cinquantaine de CRS qui attendaient. C’est lorsque j’ai voulu rejoindre ma voiture, garée aux abords du stade, que quelqu’un m’a abordé. C’était un policier qui voulait contrôler mon identité, suite à des faits qui m’étaient reprochés. Comme je n’avais rien fait, je n’étais pas stressé, j’étais plutôt amusé par la situation. Et puis un gars de la vidéosurveillance est arrivé et a dit : "On vous a vu craquer un fumigène, on a la preuve en vidéo !". J’ai demandé à voir l’image mais on me l’a refusé. J’avais l’impression de beaucoup de mauvaise foi. J’ai été amené au poste, j’ai fourni mes papiers d’identité, j’ai été fouillé, ce n’est vraiment pas très agréable. D’autant que j’étais assez pressé ce soir-là."
"Ils m’ont gardé trois-quarts d’heure avant de se rendre compte de leur erreur. Sur la vidéo, on voyait bien que ce n’était pas moi qui avait craqué le fumigène."
