« Nous sommes tous très contents. Cependant, cette première place ne vaut pas un titre. C’est le fruit de trois années formidables. Nous avons rarement perdu au cours de cette période et nous nous sommes qualifiés pour le Brésil 2014 avec 26 points sur 30. Ensuite, nous avons atteint les quarts de finale de la Coupe du Monde et pios nous avons pris 23 points sur 30 dans les qualifications pour l’Euro. Depuis trois ans, nous avons fait de l’excellent travail En tout, plus de 40 personnes travaillent sur ce projet au sein de l’équipe technique, ce qui est normal en sélection nationale. Je suis présent depuis sept ans maintenant. Avec Dick Advocaat, nous avons fixé ensemble la ligne à suivre à tous les niveaux : rigueur, plaisir, formation tactique et méthodologie de l’entraînement. Nous avons amélioré beaucoup de choses puis nous nous sommes attaqués à la construction d’un groupe composé de jeunes. Les bases étaient posées. La Belgique est un petit pays. Mais aujourd’hui, nous avons une vraie philosophie de jeu basée avant tout sur l’offensive. Ma part dans tout ça ? Je n’ai encore jamais vu un entraîneur marquer un but ! Un sélectionneur doit mettre en place les bonnes méthodes et faire des choix. Je suis un peu comme Jürgen Klopp : très humain, très honnête et toujours direct. Je discute souvent en aparté avec mes joueurs. Le respect est une notion très importante. Nous avons voulu bâtir une équipe altruiste. L’individu ne compte pas. Avant, on entendait souvent « moi, je ». Maintenant, c’est « nous ». Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses. Nous sommes plus forts.
(…) Je n’ai pas changé par rapport à l’époque où je jouais. Je voulais déjà unir le groupe autour d’objectifs communs. Mon ambition, c’est de voir mon équipe se procurer sept ou huit occasions par match. Un entraîneur qui joue l’attaque, ça fait du bien au moral, les joueurs se sentent plus en confiance. Nous avons pu prouver face à l’Italie que nous faisions désormais partie des poids lourds. Nous avons gagné. Mais l’important, c’est que nous marquions beaucoup de buts et que nous en encaissions le moins possible. C’est une question d’harmonie.
(…) Je ne suis pas un rêveur. Beaucoup de gens portent la Belgique aux nues actuellement. Moi, je sais où nous en étions il y a trois ans et ce que nous avons accompli depuis. Bien entendu, nous avons des ambitions. Notre objectif est toujours d’atteindre la finale. Nous jouons pour gagner et décrocher la première place. Je pense que nous faisons partie des cinq ou six meilleures formations européennes du moment. L’équipe est encore jeune, mais elle a faim de succès… et son sélectionneur aussi ! Nous abordons l’Euro en confiance, même si nous savons que beaucoup de choses peuvent se passer pendant le tournoi. Un poteau rentrant, une mauvaise décision… il y a énormément de paramètres sur lesquels on ne peut pas influer. »
